Un diplomate français se fait bombarder a Gaza par une force étrangère et perd l'enfant que sa femme porté ... 3 lignes en brèves et puis plus rien.
Un piéton lambda se fait faucher en Israël... intervention de la femme du président de la République.
Infiniment minable...
mardi 27 décembre 2011
les "nationalistes" contre Poutine
Un fait très particulier vient d'arriver actuellement en Occident et qui montre à merveille à quel point les médias sont des hypocrites finis: lors des récentes manifestations contre Poutine, on y a vu des drapeaux typiques des mouvements néo-nazis , et des drapeaux tsaristes (Noirs-jaune et blancs) , qui sont ceux des nationalistes, or cette fois, comme Poutine gène énormément le monde et le système mondialiste, les affreux fascistes et néo-nazis et extrémistes de droite sont devenus des "nationalistes"...étrange non?
Quand ça arrange la talmudocratie, même un pédophile peut faire un excellent père de famille responsable!
Quand ça arrange la talmudocratie, même un pédophile peut faire un excellent père de famille responsable!
dimanche 25 décembre 2011
Préparation de l’échiquier du « choc des civilisations » : Diviser, conquérir et régner au Moyen-Orient
L’expression " printemps arabe " est un slogan concocté dans des bureaux lointains à Washington, Londres, Paris et Bruxelles par des individus et des groupes qui, en plus d’avoir une connaissance superficielle de la région, en savent très peu sur les Arabes. Ce qui se déroule au sein des populations arabes est un enchaînement normal d’événements. L’insurrection comme l’opportunisme en font partie. Là où il ya une révolution, il y a toujours une contre-révolution.
Les bouleversements dans le monde arabe ne constituent pas davantage un " éveil arabe ". Une telle formule implique que les Arabes étaient endormis alors qu’ils étaient entourés par la dictature et l’injustice. Le monde arabe, qui fait partie de l’ensemble plus vaste composé par les Arabes, le Turcs et les Iraniens, a en réalité connu de fréquentes révoltes réprimées par les dictateurs arabes en coordination avec des pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. C’est l’interférence de ces puissances qui a constamment agi comme contrepoids à la démocratie et elle continuera à le faire.
Diviser et régner : comment le premier printemps arabe a été manipulé
Les plans de reconfiguration du Moyen-Orient ont commencé plusieurs années avant la Première Guerre mondiale. C’est au cours de cette guerre cependant que les desseins coloniaux ont clairement commencé à se manifester avec la " grande révolte arabe " contre l’empire Ottoman.
En dépit du fait que la Grande-Bretagne, la France et l’Italie étaient des puissances coloniales qui avaient empêché les Arabes de profiter de toute forme de liberté dans des pays comme l’Algérie, Libye, l’Égypte et le Soudan, ces pouvoirs coloniaux ont réussi à se présenter comme les amis et les alliés de la libération arabe.
Durant la " grande révolte arabe ", les Britanniques et les Français ont en fait utilisé les Arabes comme fantassins contre les Ottomans pour faire avancer leurs propres plans géopolitiques. Les accords secrets Sykes-Picot entre Londres et Paris représentent un cas typique. La France et la Grande-Bretagne sont simplement arrivés à utiliser et manipuler les Arabes en leur vendant l’idée de la libération arabe de la présumée répression des Ottomans.
En réalité, l’Empire ottoman était multiethnique et accordait une autonomie locale et culturelle à toutes ses populations. Il a toutefois été manipulé et orienté vers une entité turque. Même le génocide arménien qui allait s’ensuivre en Anatolie ottomane doit être analysé dans le même contexte que l’actuel ciblage des chrétiens en Irak, comme faisant partie d’un plan de division confessionnelle lancé par des acteurs externes afin de diviser l’Empire ottoman et ses citoyens, ainsi que l’Anatolie.
Après la chute de l’Empire ottoman, ce sont Londres et Paris qui ont refusé d’accorder la liberté aux Arabes, en semant la discorde au sein de leurs populations. Les leaders arabes locaux corrompus ont également été partenaires du projet et nombreux sont ceux qui n’étaient que trop heureux de devenir des clients de la Grande-Bretagne et de la France. Le " printemps arabe est manipulé dans le même sens aujourd’hui. Les États-Unis, la France et d’autres travaillent maintenant avec l’aide de leaders et de personnalités arabes corrompues afin de restructurer l’Afrique et le monde arabe.
Le plan Yinon : l’ordre à partir du chaos…
Le plan Yinon, qui constitue un prolongement du stratagème britannique au Moyen-Orient, est un plan stratégique israélien visant à assurer la supériorité d’Israël dans la région. Il souligne qu’Israël doit reconfigurer son environnement géopolitique par la balkanisation des États arabes, soit la division de ceux-ci en États plus petits et plus faibles.
Les stratèges israéliens voyaient l’Irak comme l’État arabe représentant leur plus grande menace stratégique. C’est pourquoi l’Irak a été caractérisé comme la pièce maîtresse de la balkanisation du Moyen-Orient et du monde arabe. En Irak, sur la base des concepts du plan Yinon, les stratèges israéliens ont réclamé la division de l’Irak en un État kurde et deux États arabes, l’un shiite, l’autre sunnite. La première étape de ce plan était une guerre entre l’Irak et l’Iran, abordée dans le plan Yinon.
En 2006 et en 2008, les publications de l’armée étasunienne Armed Forces Journal et The Atlantic ont respectivement publié des cartes ayant circulé abondamment et lesquelles suivaient de près les grandes lignes du plan Yinon. Outre la division de l’Irak, également recommandée par le plan Biden, le plan Yinon appelle à la division du Liban, de l’Égypte et de la Syrie. La partition de l’Iran, de la Turquie, de la Somalie et du Pakistan fait également partie de cette vision. Le plan Yinon réclame par ailleurs la dissolution de l’Afrique du Nord et prévoit qu’elle débutera en Égypte et débordera au Soudan, en Libye et dans le reste de la région.
Protection du domaine : redéfinition du monde arabe…
Bien que tordu, le plan Yinon est en marche et voit le jour dans " A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm " (Une nette rupture : Une nouvelle stratégie pour protéger le domaine), un document de politique israélienne écrit en 1996 par Richard Perle et le groupe d’étude sur " Une nouvelle stratégie israélienne vers l’an 2000 " pour Benjamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël à l’époque. Perle était alors un ancien secrétaire adjoint au Pentagone pour Ronald Reagan et est devenu par la suite conseiller militaire pour George W. Bush et la Maison-Blanche. Le groupe d’étude comprenait par ailleurs James Colbert (Jewish Institute for National Security Affairs), Charles Fairbanks Jr. (Johns Hopkins University), Douglas Feith (Feith and Zell Associates), Robert Loewenberg (Institute for Advanced Strategic and Political Studies), Jonathan Torop (The Washington Institute for Near East Policy), David Wurmser (Institute for Advanced Strategic and Political Studies) et Meyrav Wurmser (Johns Hopkins University).
Les États-Unis réalisent à bien des égards les objectifs précisés dans le texte de politique israélienne de 1996 visant à protéger le " royaume ". Par ailleurs, le terme realm, " domaine " ou " royaume ", sous-entend la mentalité stratégique des auteurs. Realm fait soit référence au territoire sur lequel règne un monarque ou aux territoires soumis à son règne mais gérés et contrôlés par des vassaux. Dans ce contexte, le terme realm, est utilisé pour signifier que le Moyen-Orient constitue le royaume de Tel-Aviv. Le fait que Perle, un homme ayant essentiellement fait carrière comme officiel du Pentagone, ait contribué à écrire le document sur Israël soulève la question de savoir si le souverain conceptualisé du royaume représente Israël, les États-Unis, ou les deux.
Protéger le royaume : L’avant-projet israélien pour déstabiliser Damas
Le document de 1996 demande de " repousser la Syrie ", aux environs de l’an 2000 ou après, en poussant les Syriens hors du Liban et en déstabilisant la République arabe syrienne avec l’aide de la Jordanie et de la Turquie. Ces événements se sont respectivement produits en 2005 et en 2011. Le document indique : " Israël peut modeler son environnement stratégique en coopération avec la Turquie et la Jordanie, en affaiblissant, en endiguant et même en repoussant la Syrie. Afin de contrecarrer les ambitions régionales de la Syrie, les efforts pourraient viser à expulser Saddam Hussein du pouvoir, un objectif stratégique en soi important pour Israël [1].
Comme première étape de la création d’un " nouveau Moyen-Orient " dominé par Israël et encerclant la Syrie, le texte demande de chasser Saddam Hussein du pouvoir à Bagdad et fait même allusion à la balkanisation de l’Irak et à la formation d’une alliance stratégique régionale contre Damas qui comporterait un " Irak central " sunnite. Les auteurs écrivent : " Toutefois la Syrie entre dans ce conflit avec de potentielles faiblesses : Damas est trop préoccupé par la nouvelle donne régionale pour permettre toute distractions sur le front libanais. De plus Damas craint l’ "axe naturel " avec Israël d’un côté, l’Irak central et la Turquie de l’autre, et la Jordanie, au centre, qui exercerait une pression sur la Syrie et la détacherait de la péninsule saoudienne. Pour la Syrie, ce pourrait être le prélude à la reconfiguration de la carte du Moyen-Orient, ce qui menacerait l’intégrité territoriale du pays [2] ".
Perle et le groupe d’étude " Nouvelle stratégie israélienne vers l’an 2000 " recommande également de mener les Syriens hors du Liban et de déstabiliser la Syrie en utilisant des personnalités de l’opposition libanaise. Le document dit : " [Israël doit détourner] l’attention de la Syrie en utilisant des éléments de l’opposition libanaise pour déstabiliser le contrôle exercé par la Syrie au Liban [3]. "C’est ce qui arriverait en 2005 après l’assassinat d’Hariri ayant contribué à déclencher la soi-disant " révolution des cèdres " et à créer l’Alliance du 14 mars, un groupe farouchement anti-Syrien contrôlé par le corrompu Saïd Hariri.
Le document demande par ailleurs à Tel-Aviv de " saisir l’opportunité afin de rappeler au monde la nature du régime syrien [4] ". Cela convient parfaitement à la stratégie israélienne consistant à diaboliser ses opposants par des campagnes de relations publiques. En 2009 des médias israéliens ont ouvertement admis que, par le biais de ses ambassades et missions diplomatiques, Tel-Aviv avait lancé une campagne médiatique mondiale et organisé des manifestations devant les ambassades iraniennes pour discréditer les élections présidentielles en Iran avant même qu’elles n’aient lieu [5].
L’étude fait aussi mention de ce qui ressemble à la situation actuelle en Syrie : " Il va de soi, et c’est le plus important, qu’Israël a intérêt à appuyer diplomatiquement, militairement et opérationnellement les actions de la Turquie et de la Jordanie contre la Syrie, comme en protégeant des alliances avec des tribus arabes à travers le territoire syrien et hostiles à l’élite dirigeante syrienne [6]. Les bouleversements de 2011 en Syrie, le mouvement des insurgés et la contrebande d’armes par les frontières jordanienne et turque sont devenus des problèmes majeurs pour Damas.
Dans ce contexte, il n’est pas surprenant qu’Israël, alors dirigé par Ariel Sharon, ait dit à Washington d’attaquer la Syrie, la Libye et l’Iran après l’invasion étasunienne de l’Irak [7]. Finalement, il importe de savoir que le document de 1996 préconise également une guerre préemptive pour modeler l’environnement géostratégique d’Israël et sculpter le " nouveau Moyen-Orient " [8]. Il s’agit d’une politique que les États-Unis adopteraient aussi en 2001.
L’éradication des communautés chrétiennes du Moyen-Orient
Ce n’est pas une coïncidence si les chrétiens égyptiens ont été attaqués au même moment que le référendum sud-soudanais et avant la crise en Lybie. Ce n’est pas non plus une coïncidence si les chrétiens irakiens, une des communautés chrétiennes les plus anciennes, ont été poussées à l’exil, quittant leur patrie ancestrale. L’exode des chrétiens irakiens, sous le regard attentif des forces militaires étasuniennes et britanniques, concorde avec la division confessionnelle des quartiers de Bagdad. Les shiites et les sunnites ont été forcés, par la violence et les escadrons de la mort, à former des enclaves confessionnelles. Tout cela est lié au plan Yinon et à la reconfiguration de la région dans le cadre d’un objectif plus vaste.
En Iran, les Israéliens ont tenté en vain de faire partir la communauté juive. La population juive d’Iran est en fait la plus grande du Moyen-Orient et sans doute la plus ancienne communauté juive du monde à vivre paisiblement. Les juifs d’Iran se voient comme des Iraniens et sont liés à ce pays qu’ils considèrent comme leur patrie, au même titre que les musulmans et les chrétiens iraniens, et, à leurs yeux, le concept voulant qu’ils aient à se relocaliser en Israël parce qu’ils sont juifs est ridicule.
Au Liban, Israël s’est affairé à exacerber les tensions entre les diverses factions chrétiennes et musulmanes, incluant les druzes. Le Liban est un tremplin vers la Syrie et la division du Liban en plusieurs États est également vue comme un moyen de balkaniser la Syrie en plusieurs États arabes confessionnels de moindre envergure. Les objectifs du plan Yinon sont de diviser le Liban et la Syrie en plusieurs États sur la base des identités religieuses sunnite, shiite, druze et chrétiennes. Il est possible que l’exode des chrétiens de la Syrie fasse aussi partie des objectifs.
Le nouveau chef de l’Église maronite, la plus grande Église catholique orientale autonome, a exprimé ses craintes quant à l’expulsion des chrétiens arabes au Levant et au Moyen-Orient. Le patriarche d’Antioche, Mgr Bechara Boutros Rahi, ainsi que bon nombre de dirigeants chrétiens au Liban et en Syrie, craignent que les Frères musulmans prennent le contrôle de la Syrie. Comme en Irak, de mystérieux groupes attaquent actuellement les communautés chrétiennes en Syrie. Les dirigeants de l’Église orthodoxe, incluant le Patriarcat de Jérusalem, ont eux aussi exprimé publiquement leurs sérieuses préoccupations. Outre les arabes chrétiens, ces craintes sont partagées par les communautés assyrienne et arménienne, à majorité chrétienne.
Le cheik Rahi était récemment à Paris où il a rencontré Nicolas Sarkozy. On rapporte que le patriarche maronite et le président Sarkozy ont eu des désaccords concernant la Syrie, ce qui a incité Sarkozy à affirmer que le régime syrien allait s’effondrer. La position du patriarche maronite était que l’on devait laisser la Syrie tranquille et lui permettre de se réformer. Mgr Rahi a par ailleurs dit à Sarkozy qu’Israël devait être considéré comme une menace si la France souhaitait légitimement que le Hezbollah dépose les armes.
En raison de sa position en France, Mgr Rahi a immédiatement reçu des remerciements des dirigeants chrétiens et musulmans de la République arabe syrienne qui l’ont visité au Liban. Le Hezbollah et ses alliés politiques au Liban, dont font partie la plupart des parlementaires chrétiens, ont aussi célébré le patriarche maronite, qui a ensuite fait une tournée au sud du Liban.
En raison de sa position sur le Hezbollah et son refus d’appuyer le renversement du régime syrien, le cheik Rahi fait maintenant l’objet d’attaques politiques de la part de l’Alliance du 14 mars, menée par Hariri. Ce dernier est en train de planifier une conférence des personnalités chrétiennes pour s’opposer à la position de l’Église maronite et du patriarche Rahi. Depuis que celui-ci a donné son opinion, le Parti Tahrir, actif à la fois en Syrie et au Liban, a également commencé à en faire la cible de critiques. On rapporte par ailleurs que des officiels étasuniens de haut rang ont annulé leurs rencontres avec le patriarche maronite en signe de mécontentement envers ses positions sur le Hezbollah et la Syrie.
L’Alliance du 14 mars menée par Hariri au Liban, laquelle a toujours été une minorité populaire (même lorsqu’elle constituait une majorité parlementaire), travaille de concert avec les États-Unis, Israël, l’Arabie Saoudite, la Jordanie ainsi que le groupe ayant recours à la violence et au terrorisme en Syrie. Les Frères musulmans et d’autres soi-disant groupes salafistes de Syrie ont tenu et organisé des pourparlers secrets avec Hariri et les partis politiques chrétiens au sein de l’Alliance du 14 mars. C’est pourquoi Hariri et ses alliés se sont attaqués au cardinal Rahi. C’est aussi Hariri et l’Alliance du 14 mars qui ont amené Fatah al-Islam au Liban et ont aidé certains de ses membres à s’enfuir et aller se battre en Syrie.
Des snipers inconnus ciblent des civils syriens et l’armée syrienne dans le but de créer le chaos et une lutte interne. Les communautés chrétiennes en Syrie sont elles aussi ciblées par des groupes inconnus. Les attaquants sont fort probablement une coalition de forces étasuniennes, françaises, jordaniennes, israéliennes, turques, saoudiennes, et khaliji (arabe du Golfe) travaillant avec des Syriens à l’intérieur du pays.
Washington, Tel-Aviv et Bruxelles planifient un exode des chrétiens du Moyen-Orient. On rapporte que le président Sarkozy a informé le cheik Rahi à Paris que les communautés chrétiennes du Moyen-Orient et du Levant pourront s’établir dans l’Union européenne. Cela n’est pas offert gracieusement. Il s’agit d’une gifle par les puissances mêmes qui ont délibérément créé les conditions visant à éradiquer les anciennes communautés chrétiennes du Moyen-Orient. Il semble que le but soit que les communautés chrétiennes s’établissent à l’extérieur de la région ou de délimiter des enclaves. Il est possible que ces deux hypothèses constituent des objectifs.
Ce projet vise à délimiter les pays arabes en pays exclusivement musulmans et est conforme à la fois au plan Yinon et aux objectifs étasuniens relatifs au contrôle de l’Eurasie. Il pourrait en résulter une grande guerre. Les Arabes chrétiens ont maintenant bien des choses en commun avec les Arabes qui sont des Noirs d’Afrique.
Nouvelle division de l’Afrique : le plan Yinon est en pleine marche
En ce qui concerne l’Afrique, Tel-Aviv cherche à la protéger car elle la voit comme une partie plus vaste de sa périphérie. Cette plus vaste ou soi-disant " nouvelle périphérie " est devenue le fondement géostratégique de Tel-Aviv après la révolution iranienne de 1979. Celle-ci a déformé et engendré l’effondrement de " l’ancienne périphérie " contre les Arabes, qui comprenait l’Iran, et dont les pays étaient les plus proches alliés d’Israël durant la période Pahlavi. Dans ce contexte, la nouvelle périphérie d’Israël a été conceptualisée en incluant des pays comme l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya contre les États arabes et la République islamique d’Iran. C’est pourquoi Israël a été si profondément impliqué dans la balkanisation du Soudan.
Toujours dans le contexte des divisions confessionnelles au Moyen-Orient, les Israéliens ont esquissé des plans de reconfiguration de l’Afrique. Le plan Yinon cherche à délimiter l’Afrique sur la base de trois aspects : 1) l’origine ethnolinguistique, 2) la couleur de peau et enfin 3) la religion. Afin de protéger le domaine, il se trouve que l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies (IASPS), une boîte de réflexion israélienne dont Perle faisait partie, faisait également pression en faveur de la création du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), une division du Pentagone.
On tente actuellement d’anéantir le point de convergence d’une identité arabe et africaine. On cherche à tracer des lignes de division en Afrique entre une soi-disant Afrique noire et une Afrique du Nord prétendument " non noire ". Cela fait partie d’un projet visant à créer un schisme sur le continent entre ce qu’on l’on conçoit comme étant des " Arabes " et des " Noirs ".
Cet objectif explique pourquoi on a fait la promotion des ridicules identités du " Sud-Soudan africain " et du " Nord-Soudan arabe ". C’est également la raison pour laquelle les Libyens noirs ont été ciblés dans une campagne visant à " nettoyer " la Libye des gens " de couleur ". En Afrique du Nord, on détache l’identité arabe de son identité africaine. On tente simultanément d’éradiquer de vastes populations d’Arabes noirs afin qu’il existe une nette démarcation entre " l’Afrique noire " et une nouvelle Afrique du Nord " non noire ", laquelle sera transformée en un champ de bataille entre ceux qui restent, les Berbères et les Arabes " non noirs ".
Toujours dans le contexte africain et dans le but de créer des points de rupture et des délimitations, des tensions sont fomentées entre les musulmans et les chrétiens dans des pays comme le Soudan et le Nigéria. En entretenant ces divisions sur la base de la couleur de la peau, de la religion, de l’ethnicité et du langage, on cherche à alimenter la dissociation et la désunion. Cela fait partie d’une stratégie africaine globale visant à séparer l’Afrique du Nord du reste du continent.
Préparation de l’échiquier du " choc des civilisations "
À ce stade-ci, on doit rassembler toutes les pièces et faire les liens entre les évènements.
On prépare l’échiquier pour un " choc des civilisations " et l’on y place toutes les pièces du jeu. Le monde arabe est sur le point d’être encerclé et de nettes démarcations se tracent. Celles-ci remplacent les frontières invisibles entre les différents groupes ethnolinguistiques, religieux et basés sur la couleur de la peau.
Dans le cadre de ce plan, il ne peut plus y avoir de mélange entre les sociétés et les pays. C’est pourquoi les chrétiens du Moyen-Orient et de l’Afrique de Nord, comme les coptes, sont ciblés. Pour les mêmes raisons, les Arabes et Berbères noirs, au même titre que d’autres populations noires, font face à un génocide en Afrique du Nord.
Après l’Irak et l’Égypte, la Jamahiriya arabe libyenne et la République arabe syrienne représentent toutes deux des points importants pour la déstabilisation régionale respectivement en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est. Ce qui se passe en Libye aura des répercussions en Afrique, tout comme les événements en Syrie auront des conséquences en Asie du Sud-Est et ailleurs. Dans le cadre du plan Yinon, l’Irak et l’Égypte ont servi d’amorces à la déstabilisation de la Libye et de la Syrie.
On est en train de créer un " Moyen-Orient musulman ", une zone exclusivement musulmane (excluant Israël), laquelle sera troublée par les luttes entre shiites et sunnites. Un scénario semblable est mis en œuvre pour créer une " Afrique du Nord non noire " qui sera caractérisée par une confrontation entre les dits Arabes et dits Berbères. En vertu du modèle du " choc des civilisations ", on prévoit simultanément un conflit entre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord d’un côté, et l’" Occident " et " l’Afrique noire " de l’autre.
C’est pour cette raison qu’au début du conflit en Libye, Nicolas Sarkozy en France et David Cameron en Grande-Bretagne ont déclaré l’un après l’autre que le multiculturalisme était mort dans leurs sociétés ouest-européennes respectives [9]. Le véritable multiculturalisme menace la légitimité du programme de guerre de l’OTAN. Il représente par ailleurs un obstacle à l’implantation du " choc des civilisations ", qui constitue la pierre angulaire de la politique étrangère des États-Unis.
À cet égard, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la Sécurité nationale explique pourquoi le multiculturalisme est une menace pour Washington et ses alliés : " En devenant une société de plus en plus multiculturelle, il se peut que les États-Unis aient de la difficulté à créer un consensus sur les questions de politique étrangère [par exemple, relativement à une guerre contre le monde arabe, la Chine, l’Iran ou la Russie et l’ancienne Union soviétique], sauf si une grande partie de la population perçoit une menace extérieure directe de très grande envergure. Un tel consensus existait de manière générale tout au long de la Seconde Guerre mondiale et même durant la guerre froide [et il existe maintenant en raison de la "guerre mondiale au terrorisme"] [10]. " La phrase suivante de Brzezinski explique pourquoi les populations s’opposent aux guerres ou les appuient : " [Le consensus] était enraciné, toutefois, il ne l’était pas seulement dans des valeurs démocratiques profondément partagées et que le public voyait menacées, mais aussi dans des affinités culturelles et ethniques avec les victimes, principalement européennes, de totalitarismes hostiles [11] ".
Au risque d’être redondant, il faut mentionner une fois de plus que les chrétiens et les Noirs sont ciblés précisément dans le but de briser ces affinités culturelles entre, d’une part, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et le monde soi-disant " occidental ", et, d’autre part l’Afrique subsaharienne.
Ethnocentrisme et idéologie : justifier les " guerres justes " d’aujourd’hui
Autrefois, les puissances coloniales de l’Europe de l’Ouest endoctrinaient leurs peuples. Leur objectif était d’acquérir un appui populaire pour les guerres de conquête. Pour ce faire, on prônait l’expansion et la promotion du christianisme et des valeurs chrétiennes avec le soutien des marchands armés et des armées coloniales.
Au même moment, on mettait de l’avant des idéologies racistes. Les peuples des pays colonisés étaient dépeints comme des " sous-humains ", des inférieurs ou des personnes sans âmes. Finalement, on a utilisé l’argument de " l’épreuve de l’homme blanc ", dont la mission consistait à civiliser les peuples du monde prétendument " non civilisés ". Ce cadre idéologique cohésif a été utilisé pour présenter le colonialisme comme une " cause juste ". Cette dernière a été employée à son tour pour conférer une légitimité aux " guerres justes ", afin de conquérir et de " civiliser " des terres étrangères.
Aujourd’hui, les desseins impérialistes des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne n’ont pas changé. Ce qui a changé c’est le prétexte et la justification des guerres de conquête néocoloniales. Durant la période coloniale, les discours et les justifications en faveur de la guerre étaient acceptés par l’opinion publique dans les pays colonisateurs comme la France et la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, les " guerres justes " et les " causes justes " sont menées sous les bannières des droits des femmes, des droits humains, de l’humanitarisme et de la démocratie.
Article original en anglais : Preparing the Chessboard for the " Clash of Civilizations ": Divide, Conquer and Rule the " New Middle East "
Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
Notes
[1] Richard Perle et al., A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm (Washington, D.C. and Tel Aviv: Institute for Advanced Strategic and Political Studies), 1996.
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Barak Ravid, " Israeli diplomats told to take offensive in PR war against Iran, " Haaretz, June 1, 2009.
[6] Perle et al., Clean Break, op. cit.
[7] Aluf Benn, " Sharon says U.S. should also disarm Iran, Libya and Syria, " Haaretz, September 30, 2009.
[8] Richard Perle et al., Clean Break, op. cit.
[9] Robert Marquand, " Why Europe is turning away from multiculturalism, " Christian Science Monitor, March 4, 2011.
[10] Zbigniew Brzezinski, The Grand Chessboard: American Primacy and Its Geostrategic Imperatives (New York: Basic Books October 1997), p.211.
[11] Ibid.
Mahdi Darius Nazemroaya est sociologue et chercheur associé au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Il est spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Il était sur le terrain en Libye durant la guerre. Il vient d’obtenir le Prix du Club de Presse mexicain à Mexico, le 8 décembre 2011.
Source: Algerie Plus
Les bouleversements dans le monde arabe ne constituent pas davantage un " éveil arabe ". Une telle formule implique que les Arabes étaient endormis alors qu’ils étaient entourés par la dictature et l’injustice. Le monde arabe, qui fait partie de l’ensemble plus vaste composé par les Arabes, le Turcs et les Iraniens, a en réalité connu de fréquentes révoltes réprimées par les dictateurs arabes en coordination avec des pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. C’est l’interférence de ces puissances qui a constamment agi comme contrepoids à la démocratie et elle continuera à le faire.
Diviser et régner : comment le premier printemps arabe a été manipulé
Les plans de reconfiguration du Moyen-Orient ont commencé plusieurs années avant la Première Guerre mondiale. C’est au cours de cette guerre cependant que les desseins coloniaux ont clairement commencé à se manifester avec la " grande révolte arabe " contre l’empire Ottoman.
En dépit du fait que la Grande-Bretagne, la France et l’Italie étaient des puissances coloniales qui avaient empêché les Arabes de profiter de toute forme de liberté dans des pays comme l’Algérie, Libye, l’Égypte et le Soudan, ces pouvoirs coloniaux ont réussi à se présenter comme les amis et les alliés de la libération arabe.
Durant la " grande révolte arabe ", les Britanniques et les Français ont en fait utilisé les Arabes comme fantassins contre les Ottomans pour faire avancer leurs propres plans géopolitiques. Les accords secrets Sykes-Picot entre Londres et Paris représentent un cas typique. La France et la Grande-Bretagne sont simplement arrivés à utiliser et manipuler les Arabes en leur vendant l’idée de la libération arabe de la présumée répression des Ottomans.
En réalité, l’Empire ottoman était multiethnique et accordait une autonomie locale et culturelle à toutes ses populations. Il a toutefois été manipulé et orienté vers une entité turque. Même le génocide arménien qui allait s’ensuivre en Anatolie ottomane doit être analysé dans le même contexte que l’actuel ciblage des chrétiens en Irak, comme faisant partie d’un plan de division confessionnelle lancé par des acteurs externes afin de diviser l’Empire ottoman et ses citoyens, ainsi que l’Anatolie.
Après la chute de l’Empire ottoman, ce sont Londres et Paris qui ont refusé d’accorder la liberté aux Arabes, en semant la discorde au sein de leurs populations. Les leaders arabes locaux corrompus ont également été partenaires du projet et nombreux sont ceux qui n’étaient que trop heureux de devenir des clients de la Grande-Bretagne et de la France. Le " printemps arabe est manipulé dans le même sens aujourd’hui. Les États-Unis, la France et d’autres travaillent maintenant avec l’aide de leaders et de personnalités arabes corrompues afin de restructurer l’Afrique et le monde arabe.
Le plan Yinon : l’ordre à partir du chaos…
Le plan Yinon, qui constitue un prolongement du stratagème britannique au Moyen-Orient, est un plan stratégique israélien visant à assurer la supériorité d’Israël dans la région. Il souligne qu’Israël doit reconfigurer son environnement géopolitique par la balkanisation des États arabes, soit la division de ceux-ci en États plus petits et plus faibles.
Les stratèges israéliens voyaient l’Irak comme l’État arabe représentant leur plus grande menace stratégique. C’est pourquoi l’Irak a été caractérisé comme la pièce maîtresse de la balkanisation du Moyen-Orient et du monde arabe. En Irak, sur la base des concepts du plan Yinon, les stratèges israéliens ont réclamé la division de l’Irak en un État kurde et deux États arabes, l’un shiite, l’autre sunnite. La première étape de ce plan était une guerre entre l’Irak et l’Iran, abordée dans le plan Yinon.
En 2006 et en 2008, les publications de l’armée étasunienne Armed Forces Journal et The Atlantic ont respectivement publié des cartes ayant circulé abondamment et lesquelles suivaient de près les grandes lignes du plan Yinon. Outre la division de l’Irak, également recommandée par le plan Biden, le plan Yinon appelle à la division du Liban, de l’Égypte et de la Syrie. La partition de l’Iran, de la Turquie, de la Somalie et du Pakistan fait également partie de cette vision. Le plan Yinon réclame par ailleurs la dissolution de l’Afrique du Nord et prévoit qu’elle débutera en Égypte et débordera au Soudan, en Libye et dans le reste de la région.
Protection du domaine : redéfinition du monde arabe…
Bien que tordu, le plan Yinon est en marche et voit le jour dans " A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm " (Une nette rupture : Une nouvelle stratégie pour protéger le domaine), un document de politique israélienne écrit en 1996 par Richard Perle et le groupe d’étude sur " Une nouvelle stratégie israélienne vers l’an 2000 " pour Benjamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël à l’époque. Perle était alors un ancien secrétaire adjoint au Pentagone pour Ronald Reagan et est devenu par la suite conseiller militaire pour George W. Bush et la Maison-Blanche. Le groupe d’étude comprenait par ailleurs James Colbert (Jewish Institute for National Security Affairs), Charles Fairbanks Jr. (Johns Hopkins University), Douglas Feith (Feith and Zell Associates), Robert Loewenberg (Institute for Advanced Strategic and Political Studies), Jonathan Torop (The Washington Institute for Near East Policy), David Wurmser (Institute for Advanced Strategic and Political Studies) et Meyrav Wurmser (Johns Hopkins University).
Les États-Unis réalisent à bien des égards les objectifs précisés dans le texte de politique israélienne de 1996 visant à protéger le " royaume ". Par ailleurs, le terme realm, " domaine " ou " royaume ", sous-entend la mentalité stratégique des auteurs. Realm fait soit référence au territoire sur lequel règne un monarque ou aux territoires soumis à son règne mais gérés et contrôlés par des vassaux. Dans ce contexte, le terme realm, est utilisé pour signifier que le Moyen-Orient constitue le royaume de Tel-Aviv. Le fait que Perle, un homme ayant essentiellement fait carrière comme officiel du Pentagone, ait contribué à écrire le document sur Israël soulève la question de savoir si le souverain conceptualisé du royaume représente Israël, les États-Unis, ou les deux.
Protéger le royaume : L’avant-projet israélien pour déstabiliser Damas
Le document de 1996 demande de " repousser la Syrie ", aux environs de l’an 2000 ou après, en poussant les Syriens hors du Liban et en déstabilisant la République arabe syrienne avec l’aide de la Jordanie et de la Turquie. Ces événements se sont respectivement produits en 2005 et en 2011. Le document indique : " Israël peut modeler son environnement stratégique en coopération avec la Turquie et la Jordanie, en affaiblissant, en endiguant et même en repoussant la Syrie. Afin de contrecarrer les ambitions régionales de la Syrie, les efforts pourraient viser à expulser Saddam Hussein du pouvoir, un objectif stratégique en soi important pour Israël [1].
Comme première étape de la création d’un " nouveau Moyen-Orient " dominé par Israël et encerclant la Syrie, le texte demande de chasser Saddam Hussein du pouvoir à Bagdad et fait même allusion à la balkanisation de l’Irak et à la formation d’une alliance stratégique régionale contre Damas qui comporterait un " Irak central " sunnite. Les auteurs écrivent : " Toutefois la Syrie entre dans ce conflit avec de potentielles faiblesses : Damas est trop préoccupé par la nouvelle donne régionale pour permettre toute distractions sur le front libanais. De plus Damas craint l’ "axe naturel " avec Israël d’un côté, l’Irak central et la Turquie de l’autre, et la Jordanie, au centre, qui exercerait une pression sur la Syrie et la détacherait de la péninsule saoudienne. Pour la Syrie, ce pourrait être le prélude à la reconfiguration de la carte du Moyen-Orient, ce qui menacerait l’intégrité territoriale du pays [2] ".
Perle et le groupe d’étude " Nouvelle stratégie israélienne vers l’an 2000 " recommande également de mener les Syriens hors du Liban et de déstabiliser la Syrie en utilisant des personnalités de l’opposition libanaise. Le document dit : " [Israël doit détourner] l’attention de la Syrie en utilisant des éléments de l’opposition libanaise pour déstabiliser le contrôle exercé par la Syrie au Liban [3]. "C’est ce qui arriverait en 2005 après l’assassinat d’Hariri ayant contribué à déclencher la soi-disant " révolution des cèdres " et à créer l’Alliance du 14 mars, un groupe farouchement anti-Syrien contrôlé par le corrompu Saïd Hariri.
Le document demande par ailleurs à Tel-Aviv de " saisir l’opportunité afin de rappeler au monde la nature du régime syrien [4] ". Cela convient parfaitement à la stratégie israélienne consistant à diaboliser ses opposants par des campagnes de relations publiques. En 2009 des médias israéliens ont ouvertement admis que, par le biais de ses ambassades et missions diplomatiques, Tel-Aviv avait lancé une campagne médiatique mondiale et organisé des manifestations devant les ambassades iraniennes pour discréditer les élections présidentielles en Iran avant même qu’elles n’aient lieu [5].
L’étude fait aussi mention de ce qui ressemble à la situation actuelle en Syrie : " Il va de soi, et c’est le plus important, qu’Israël a intérêt à appuyer diplomatiquement, militairement et opérationnellement les actions de la Turquie et de la Jordanie contre la Syrie, comme en protégeant des alliances avec des tribus arabes à travers le territoire syrien et hostiles à l’élite dirigeante syrienne [6]. Les bouleversements de 2011 en Syrie, le mouvement des insurgés et la contrebande d’armes par les frontières jordanienne et turque sont devenus des problèmes majeurs pour Damas.
Dans ce contexte, il n’est pas surprenant qu’Israël, alors dirigé par Ariel Sharon, ait dit à Washington d’attaquer la Syrie, la Libye et l’Iran après l’invasion étasunienne de l’Irak [7]. Finalement, il importe de savoir que le document de 1996 préconise également une guerre préemptive pour modeler l’environnement géostratégique d’Israël et sculpter le " nouveau Moyen-Orient " [8]. Il s’agit d’une politique que les États-Unis adopteraient aussi en 2001.
L’éradication des communautés chrétiennes du Moyen-Orient
Ce n’est pas une coïncidence si les chrétiens égyptiens ont été attaqués au même moment que le référendum sud-soudanais et avant la crise en Lybie. Ce n’est pas non plus une coïncidence si les chrétiens irakiens, une des communautés chrétiennes les plus anciennes, ont été poussées à l’exil, quittant leur patrie ancestrale. L’exode des chrétiens irakiens, sous le regard attentif des forces militaires étasuniennes et britanniques, concorde avec la division confessionnelle des quartiers de Bagdad. Les shiites et les sunnites ont été forcés, par la violence et les escadrons de la mort, à former des enclaves confessionnelles. Tout cela est lié au plan Yinon et à la reconfiguration de la région dans le cadre d’un objectif plus vaste.
En Iran, les Israéliens ont tenté en vain de faire partir la communauté juive. La population juive d’Iran est en fait la plus grande du Moyen-Orient et sans doute la plus ancienne communauté juive du monde à vivre paisiblement. Les juifs d’Iran se voient comme des Iraniens et sont liés à ce pays qu’ils considèrent comme leur patrie, au même titre que les musulmans et les chrétiens iraniens, et, à leurs yeux, le concept voulant qu’ils aient à se relocaliser en Israël parce qu’ils sont juifs est ridicule.
Au Liban, Israël s’est affairé à exacerber les tensions entre les diverses factions chrétiennes et musulmanes, incluant les druzes. Le Liban est un tremplin vers la Syrie et la division du Liban en plusieurs États est également vue comme un moyen de balkaniser la Syrie en plusieurs États arabes confessionnels de moindre envergure. Les objectifs du plan Yinon sont de diviser le Liban et la Syrie en plusieurs États sur la base des identités religieuses sunnite, shiite, druze et chrétiennes. Il est possible que l’exode des chrétiens de la Syrie fasse aussi partie des objectifs.
Le nouveau chef de l’Église maronite, la plus grande Église catholique orientale autonome, a exprimé ses craintes quant à l’expulsion des chrétiens arabes au Levant et au Moyen-Orient. Le patriarche d’Antioche, Mgr Bechara Boutros Rahi, ainsi que bon nombre de dirigeants chrétiens au Liban et en Syrie, craignent que les Frères musulmans prennent le contrôle de la Syrie. Comme en Irak, de mystérieux groupes attaquent actuellement les communautés chrétiennes en Syrie. Les dirigeants de l’Église orthodoxe, incluant le Patriarcat de Jérusalem, ont eux aussi exprimé publiquement leurs sérieuses préoccupations. Outre les arabes chrétiens, ces craintes sont partagées par les communautés assyrienne et arménienne, à majorité chrétienne.
Le cheik Rahi était récemment à Paris où il a rencontré Nicolas Sarkozy. On rapporte que le patriarche maronite et le président Sarkozy ont eu des désaccords concernant la Syrie, ce qui a incité Sarkozy à affirmer que le régime syrien allait s’effondrer. La position du patriarche maronite était que l’on devait laisser la Syrie tranquille et lui permettre de se réformer. Mgr Rahi a par ailleurs dit à Sarkozy qu’Israël devait être considéré comme une menace si la France souhaitait légitimement que le Hezbollah dépose les armes.
En raison de sa position en France, Mgr Rahi a immédiatement reçu des remerciements des dirigeants chrétiens et musulmans de la République arabe syrienne qui l’ont visité au Liban. Le Hezbollah et ses alliés politiques au Liban, dont font partie la plupart des parlementaires chrétiens, ont aussi célébré le patriarche maronite, qui a ensuite fait une tournée au sud du Liban.
En raison de sa position sur le Hezbollah et son refus d’appuyer le renversement du régime syrien, le cheik Rahi fait maintenant l’objet d’attaques politiques de la part de l’Alliance du 14 mars, menée par Hariri. Ce dernier est en train de planifier une conférence des personnalités chrétiennes pour s’opposer à la position de l’Église maronite et du patriarche Rahi. Depuis que celui-ci a donné son opinion, le Parti Tahrir, actif à la fois en Syrie et au Liban, a également commencé à en faire la cible de critiques. On rapporte par ailleurs que des officiels étasuniens de haut rang ont annulé leurs rencontres avec le patriarche maronite en signe de mécontentement envers ses positions sur le Hezbollah et la Syrie.
L’Alliance du 14 mars menée par Hariri au Liban, laquelle a toujours été une minorité populaire (même lorsqu’elle constituait une majorité parlementaire), travaille de concert avec les États-Unis, Israël, l’Arabie Saoudite, la Jordanie ainsi que le groupe ayant recours à la violence et au terrorisme en Syrie. Les Frères musulmans et d’autres soi-disant groupes salafistes de Syrie ont tenu et organisé des pourparlers secrets avec Hariri et les partis politiques chrétiens au sein de l’Alliance du 14 mars. C’est pourquoi Hariri et ses alliés se sont attaqués au cardinal Rahi. C’est aussi Hariri et l’Alliance du 14 mars qui ont amené Fatah al-Islam au Liban et ont aidé certains de ses membres à s’enfuir et aller se battre en Syrie.
Des snipers inconnus ciblent des civils syriens et l’armée syrienne dans le but de créer le chaos et une lutte interne. Les communautés chrétiennes en Syrie sont elles aussi ciblées par des groupes inconnus. Les attaquants sont fort probablement une coalition de forces étasuniennes, françaises, jordaniennes, israéliennes, turques, saoudiennes, et khaliji (arabe du Golfe) travaillant avec des Syriens à l’intérieur du pays.
Washington, Tel-Aviv et Bruxelles planifient un exode des chrétiens du Moyen-Orient. On rapporte que le président Sarkozy a informé le cheik Rahi à Paris que les communautés chrétiennes du Moyen-Orient et du Levant pourront s’établir dans l’Union européenne. Cela n’est pas offert gracieusement. Il s’agit d’une gifle par les puissances mêmes qui ont délibérément créé les conditions visant à éradiquer les anciennes communautés chrétiennes du Moyen-Orient. Il semble que le but soit que les communautés chrétiennes s’établissent à l’extérieur de la région ou de délimiter des enclaves. Il est possible que ces deux hypothèses constituent des objectifs.
Ce projet vise à délimiter les pays arabes en pays exclusivement musulmans et est conforme à la fois au plan Yinon et aux objectifs étasuniens relatifs au contrôle de l’Eurasie. Il pourrait en résulter une grande guerre. Les Arabes chrétiens ont maintenant bien des choses en commun avec les Arabes qui sont des Noirs d’Afrique.
Nouvelle division de l’Afrique : le plan Yinon est en pleine marche
En ce qui concerne l’Afrique, Tel-Aviv cherche à la protéger car elle la voit comme une partie plus vaste de sa périphérie. Cette plus vaste ou soi-disant " nouvelle périphérie " est devenue le fondement géostratégique de Tel-Aviv après la révolution iranienne de 1979. Celle-ci a déformé et engendré l’effondrement de " l’ancienne périphérie " contre les Arabes, qui comprenait l’Iran, et dont les pays étaient les plus proches alliés d’Israël durant la période Pahlavi. Dans ce contexte, la nouvelle périphérie d’Israël a été conceptualisée en incluant des pays comme l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya contre les États arabes et la République islamique d’Iran. C’est pourquoi Israël a été si profondément impliqué dans la balkanisation du Soudan.
Toujours dans le contexte des divisions confessionnelles au Moyen-Orient, les Israéliens ont esquissé des plans de reconfiguration de l’Afrique. Le plan Yinon cherche à délimiter l’Afrique sur la base de trois aspects : 1) l’origine ethnolinguistique, 2) la couleur de peau et enfin 3) la religion. Afin de protéger le domaine, il se trouve que l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies (IASPS), une boîte de réflexion israélienne dont Perle faisait partie, faisait également pression en faveur de la création du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), une division du Pentagone.
On tente actuellement d’anéantir le point de convergence d’une identité arabe et africaine. On cherche à tracer des lignes de division en Afrique entre une soi-disant Afrique noire et une Afrique du Nord prétendument " non noire ". Cela fait partie d’un projet visant à créer un schisme sur le continent entre ce qu’on l’on conçoit comme étant des " Arabes " et des " Noirs ".
Cet objectif explique pourquoi on a fait la promotion des ridicules identités du " Sud-Soudan africain " et du " Nord-Soudan arabe ". C’est également la raison pour laquelle les Libyens noirs ont été ciblés dans une campagne visant à " nettoyer " la Libye des gens " de couleur ". En Afrique du Nord, on détache l’identité arabe de son identité africaine. On tente simultanément d’éradiquer de vastes populations d’Arabes noirs afin qu’il existe une nette démarcation entre " l’Afrique noire " et une nouvelle Afrique du Nord " non noire ", laquelle sera transformée en un champ de bataille entre ceux qui restent, les Berbères et les Arabes " non noirs ".
Toujours dans le contexte africain et dans le but de créer des points de rupture et des délimitations, des tensions sont fomentées entre les musulmans et les chrétiens dans des pays comme le Soudan et le Nigéria. En entretenant ces divisions sur la base de la couleur de la peau, de la religion, de l’ethnicité et du langage, on cherche à alimenter la dissociation et la désunion. Cela fait partie d’une stratégie africaine globale visant à séparer l’Afrique du Nord du reste du continent.
Préparation de l’échiquier du " choc des civilisations "
À ce stade-ci, on doit rassembler toutes les pièces et faire les liens entre les évènements.
On prépare l’échiquier pour un " choc des civilisations " et l’on y place toutes les pièces du jeu. Le monde arabe est sur le point d’être encerclé et de nettes démarcations se tracent. Celles-ci remplacent les frontières invisibles entre les différents groupes ethnolinguistiques, religieux et basés sur la couleur de la peau.
Dans le cadre de ce plan, il ne peut plus y avoir de mélange entre les sociétés et les pays. C’est pourquoi les chrétiens du Moyen-Orient et de l’Afrique de Nord, comme les coptes, sont ciblés. Pour les mêmes raisons, les Arabes et Berbères noirs, au même titre que d’autres populations noires, font face à un génocide en Afrique du Nord.
Après l’Irak et l’Égypte, la Jamahiriya arabe libyenne et la République arabe syrienne représentent toutes deux des points importants pour la déstabilisation régionale respectivement en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est. Ce qui se passe en Libye aura des répercussions en Afrique, tout comme les événements en Syrie auront des conséquences en Asie du Sud-Est et ailleurs. Dans le cadre du plan Yinon, l’Irak et l’Égypte ont servi d’amorces à la déstabilisation de la Libye et de la Syrie.
On est en train de créer un " Moyen-Orient musulman ", une zone exclusivement musulmane (excluant Israël), laquelle sera troublée par les luttes entre shiites et sunnites. Un scénario semblable est mis en œuvre pour créer une " Afrique du Nord non noire " qui sera caractérisée par une confrontation entre les dits Arabes et dits Berbères. En vertu du modèle du " choc des civilisations ", on prévoit simultanément un conflit entre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord d’un côté, et l’" Occident " et " l’Afrique noire " de l’autre.
C’est pour cette raison qu’au début du conflit en Libye, Nicolas Sarkozy en France et David Cameron en Grande-Bretagne ont déclaré l’un après l’autre que le multiculturalisme était mort dans leurs sociétés ouest-européennes respectives [9]. Le véritable multiculturalisme menace la légitimité du programme de guerre de l’OTAN. Il représente par ailleurs un obstacle à l’implantation du " choc des civilisations ", qui constitue la pierre angulaire de la politique étrangère des États-Unis.
À cet égard, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la Sécurité nationale explique pourquoi le multiculturalisme est une menace pour Washington et ses alliés : " En devenant une société de plus en plus multiculturelle, il se peut que les États-Unis aient de la difficulté à créer un consensus sur les questions de politique étrangère [par exemple, relativement à une guerre contre le monde arabe, la Chine, l’Iran ou la Russie et l’ancienne Union soviétique], sauf si une grande partie de la population perçoit une menace extérieure directe de très grande envergure. Un tel consensus existait de manière générale tout au long de la Seconde Guerre mondiale et même durant la guerre froide [et il existe maintenant en raison de la "guerre mondiale au terrorisme"] [10]. " La phrase suivante de Brzezinski explique pourquoi les populations s’opposent aux guerres ou les appuient : " [Le consensus] était enraciné, toutefois, il ne l’était pas seulement dans des valeurs démocratiques profondément partagées et que le public voyait menacées, mais aussi dans des affinités culturelles et ethniques avec les victimes, principalement européennes, de totalitarismes hostiles [11] ".
Au risque d’être redondant, il faut mentionner une fois de plus que les chrétiens et les Noirs sont ciblés précisément dans le but de briser ces affinités culturelles entre, d’une part, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et le monde soi-disant " occidental ", et, d’autre part l’Afrique subsaharienne.
Ethnocentrisme et idéologie : justifier les " guerres justes " d’aujourd’hui
Autrefois, les puissances coloniales de l’Europe de l’Ouest endoctrinaient leurs peuples. Leur objectif était d’acquérir un appui populaire pour les guerres de conquête. Pour ce faire, on prônait l’expansion et la promotion du christianisme et des valeurs chrétiennes avec le soutien des marchands armés et des armées coloniales.
Au même moment, on mettait de l’avant des idéologies racistes. Les peuples des pays colonisés étaient dépeints comme des " sous-humains ", des inférieurs ou des personnes sans âmes. Finalement, on a utilisé l’argument de " l’épreuve de l’homme blanc ", dont la mission consistait à civiliser les peuples du monde prétendument " non civilisés ". Ce cadre idéologique cohésif a été utilisé pour présenter le colonialisme comme une " cause juste ". Cette dernière a été employée à son tour pour conférer une légitimité aux " guerres justes ", afin de conquérir et de " civiliser " des terres étrangères.
Aujourd’hui, les desseins impérialistes des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne n’ont pas changé. Ce qui a changé c’est le prétexte et la justification des guerres de conquête néocoloniales. Durant la période coloniale, les discours et les justifications en faveur de la guerre étaient acceptés par l’opinion publique dans les pays colonisateurs comme la France et la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, les " guerres justes " et les " causes justes " sont menées sous les bannières des droits des femmes, des droits humains, de l’humanitarisme et de la démocratie.
Article original en anglais : Preparing the Chessboard for the " Clash of Civilizations ": Divide, Conquer and Rule the " New Middle East "
Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
Notes
[1] Richard Perle et al., A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm (Washington, D.C. and Tel Aviv: Institute for Advanced Strategic and Political Studies), 1996.
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Barak Ravid, " Israeli diplomats told to take offensive in PR war against Iran, " Haaretz, June 1, 2009.
[6] Perle et al., Clean Break, op. cit.
[7] Aluf Benn, " Sharon says U.S. should also disarm Iran, Libya and Syria, " Haaretz, September 30, 2009.
[8] Richard Perle et al., Clean Break, op. cit.
[9] Robert Marquand, " Why Europe is turning away from multiculturalism, " Christian Science Monitor, March 4, 2011.
[10] Zbigniew Brzezinski, The Grand Chessboard: American Primacy and Its Geostrategic Imperatives (New York: Basic Books October 1997), p.211.
[11] Ibid.
Mahdi Darius Nazemroaya est sociologue et chercheur associé au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Il est spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Il était sur le terrain en Libye durant la guerre. Il vient d’obtenir le Prix du Club de Presse mexicain à Mexico, le 8 décembre 2011.
Source: Algerie Plus
samedi 24 décembre 2011
Les Commentaires ont été activés
Un petit détail, non négligeant, la communication, sincèrement désolé pour le retard dans l'activation des commentaires.
vendredi 23 décembre 2011
La démocratie parachutée, escroquerie intellectuelle
Le visage transformé de la Tunisie, de l'Egypte, de la Libye nous est présenté comme une nouveau tournant prometteur.
Prometteur de quoi ? on se le demande ... ces pays sont en proie à un chaos politico-économico-social énorme. Les forces politiques qui sont en action sont celles des éternels sous-fifres pro-occidentaux. J'en veux pour preuve la nouvelle de l'acceptation par le parti des Frères Musulmans égyptien des accords signés avec l'entité sioniste.
J'en veux pour preuve le chaos économique dans lequel sont plongé ces pays, la Libye par exemple va devoir reconstruire à coût sûrement élevé des infrastructures que l'OTAN vient de bombarder, pour peu que ce soit des sociétés occidentales avec des expatriés occidentaux qui fassent le job, je n'en serais pas étonné.
La Libye "d'avant" permettait à de nombreuses familles africaines de vivre, les expatriés africains en Libye envoiaient de l'argent au pays, faisait vivre des économies entières, dans certaines zones on parle de villages et de petites entreprises qui ne vivaient que grâce à ces travailleurs vivant en Libye. Le nouveau pouvoir libyen leur a fait une chasse aux sorcières en menant une politique de crime au facies.
fini tout ça
la "démocratie" est arrivée
à coup de bombes et de destruction
à coups de crimes et de mensonges
quelle escroquerie !
Le visage transformé de la Tunisie, de l'Egypte, de la Libye nous est présenté comme une nouveau tournant prometteur.
Prometteur de quoi ? on se le demande ... ces pays sont en proie à un chaos politico-économico-social énorme. Les forces politiques qui sont en action sont celles des éternels sous-fifres pro-occidentaux. J'en veux pour preuve la nouvelle de l'acceptation par le parti des Frères Musulmans égyptien des accords signés avec l'entité sioniste.
J'en veux pour preuve le chaos économique dans lequel sont plongé ces pays, la Libye par exemple va devoir reconstruire à coût sûrement élevé des infrastructures que l'OTAN vient de bombarder, pour peu que ce soit des sociétés occidentales avec des expatriés occidentaux qui fassent le job, je n'en serais pas étonné.
La Libye "d'avant" permettait à de nombreuses familles africaines de vivre, les expatriés africains en Libye envoiaient de l'argent au pays, faisait vivre des économies entières, dans certaines zones on parle de villages et de petites entreprises qui ne vivaient que grâce à ces travailleurs vivant en Libye. Le nouveau pouvoir libyen leur a fait une chasse aux sorcières en menant une politique de crime au facies.
fini tout ça
la "démocratie" est arrivée
à coup de bombes et de destruction
à coups de crimes et de mensonges
quelle escroquerie !
Du danger du métissage
Le métissage détruit de façon irréversible et de manière totale ce que la nature connait depuis des centaine de milliers, voir de millions d'années.
Si l'on y fait pas attention, le projet de destruction de l'humanité sera définitivement atteint par l'élite mondialiste occulte.
Remarquez ce nombre croissant de publicités dont nous sommes victimes (via la "paraDiabolique"...le seul bon jeu de mots que le FIS avait trouvé à l'époque) on voit presque automatiquement un noir en couple avec une femme blanche, pareil dans les films, c'est symptomatique, une homme noir avec une femme blanche, et a coté le méchant blanc hargneux et haineux...(le générique du film est très intéressant aussi au niveau de la production/réalisation, je vous laisse regarder, c'est presque toujours le cas )
Et comme beaucoup des nôtres sont des moutons, et que si c'est pas les prêches enflamées des salafistes, c'est l'athée levysion , donc une piqure de rappel est nécessaire.
A bon entendeur, Tahya El Djazaier!
Si l'on y fait pas attention, le projet de destruction de l'humanité sera définitivement atteint par l'élite mondialiste occulte.
Remarquez ce nombre croissant de publicités dont nous sommes victimes (via la "paraDiabolique"...le seul bon jeu de mots que le FIS avait trouvé à l'époque) on voit presque automatiquement un noir en couple avec une femme blanche, pareil dans les films, c'est symptomatique, une homme noir avec une femme blanche, et a coté le méchant blanc hargneux et haineux...(le générique du film est très intéressant aussi au niveau de la production/réalisation, je vous laisse regarder, c'est presque toujours le cas )
Et comme beaucoup des nôtres sont des moutons, et que si c'est pas les prêches enflamées des salafistes, c'est l'athée levysion , donc une piqure de rappel est nécessaire.
A bon entendeur, Tahya El Djazaier!
jeudi 22 décembre 2011
L'information sur Internet: de la liberté à la médiocrité
Au début d'internet, des sites généralistes comme Yahoo.com (en anglais Yahoo dot com, soit "yahood at come"..non, je plaisante...je ne suis pas paranoïaque ) ou Hotmail, les informations étaient classiques et relativement bien écrites , de nombreux internautes algériens étaient en général satisfaits de la qualité des informations, parfois assez "libres" comparé aux médias lourds, télé et radios.
Avec les temps et particulièrement depuis ses deux dernières années, nous remarquons une rapide et importante dégringolade de la qualité des articles et des vidéos informatives sur les principaux sites généralistes et plus particulièrement Yahoo.
En effet, alors que le monde est en totale ébullition, entre les retombés du fumeux "printemps arabe" , la crise socio-économique en Occident, les scandales liés au mœurs d'homme politique de France (DSKasher) jusqu'en TIZrael (Moshe Katsav), les crimes des wahabbo sionistes en Syrie , le double langage très douteux du Hezbollah , allié à la fois de la Syrie d'El Assad et du CNT Lybien , et les attaques perfides de la France contre l'Algérie ...les médias généralistes , francophones , arabophones et anglophones semblent s'être donnés le mot, ils ne parlent que des chat qui caressent des bébés, des chats qui font les singes, des chiens qui chantent, et bientôt des vaches volantes (si, ça va être possible, comme les fameuses chambres à air empoisonné)
Voilà a quoi est réduit le champ médiatique actuel: à de la MERDE (hachakoum, désolé, il n'y a pas d'autre mot plus juste.)
Petite digression volontaire, très peu de "résistants au N.O.M" ont parlé de l'attitude plus que troublante du Mouvement Libanais Hezbollah, qui a appuyé en Libye, le pire mouvement sioniste qui puisse exister en Afrique du Nord, le CNT Libyen, alors qu'ils sont des alliés de la Syrie Baathiste, et que,ironie de l'Histoire, l'Armée Syrienne Libre hostile a Al Assad soit appuyée par les USA et appuyée militairement par...AbdelHakim Belhadj , grand shabbat goy devant l’Éternel, "libérateur" de Tripoli, et chef militaire du CNT-Libyen(! أفهم يا الفاهم) .
Nous réclamions depuis novembre 2004 (sur le site Algérie Nouvelle) que l’Afrique du nord, et en particulier l'Algérie devait envisager d'urgence un cordon sanitaire entre elle et le chaudron des sorcières qu'est le Moyen Orient .
Nos derniers alliés dans cette région étant fortement menacés (les nationalistes Irakiens et Syriens sont aujourd'hui ce que les nationalistes européens des années 40 ont été dans les années 50/60...des parias et des réprouvés)
Fin de la digression, je vous laisse méditer sur le sort de notre pays.
Tahya El Djazaïr! Éternellement! (une petite pensée pour Super Djilou)
KM
Avec les temps et particulièrement depuis ses deux dernières années, nous remarquons une rapide et importante dégringolade de la qualité des articles et des vidéos informatives sur les principaux sites généralistes et plus particulièrement Yahoo.
En effet, alors que le monde est en totale ébullition, entre les retombés du fumeux "printemps arabe" , la crise socio-économique en Occident, les scandales liés au mœurs d'homme politique de France (DSKasher) jusqu'en TIZrael (Moshe Katsav), les crimes des wahabbo sionistes en Syrie , le double langage très douteux du Hezbollah , allié à la fois de la Syrie d'El Assad et du CNT Lybien , et les attaques perfides de la France contre l'Algérie ...les médias généralistes , francophones , arabophones et anglophones semblent s'être donnés le mot, ils ne parlent que des chat qui caressent des bébés, des chats qui font les singes, des chiens qui chantent, et bientôt des vaches volantes (si, ça va être possible, comme les fameuses chambres à air empoisonné)
Voilà a quoi est réduit le champ médiatique actuel: à de la MERDE (hachakoum, désolé, il n'y a pas d'autre mot plus juste.)
Petite digression volontaire, très peu de "résistants au N.O.M" ont parlé de l'attitude plus que troublante du Mouvement Libanais Hezbollah, qui a appuyé en Libye, le pire mouvement sioniste qui puisse exister en Afrique du Nord, le CNT Libyen, alors qu'ils sont des alliés de la Syrie Baathiste, et que,ironie de l'Histoire, l'Armée Syrienne Libre hostile a Al Assad soit appuyée par les USA et appuyée militairement par...AbdelHakim Belhadj , grand shabbat goy devant l’Éternel, "libérateur" de Tripoli, et chef militaire du CNT-Libyen(! أفهم يا الفاهم) .
Nous réclamions depuis novembre 2004 (sur le site Algérie Nouvelle) que l’Afrique du nord, et en particulier l'Algérie devait envisager d'urgence un cordon sanitaire entre elle et le chaudron des sorcières qu'est le Moyen Orient .
Nos derniers alliés dans cette région étant fortement menacés (les nationalistes Irakiens et Syriens sont aujourd'hui ce que les nationalistes européens des années 40 ont été dans les années 50/60...des parias et des réprouvés)
Fin de la digression, je vous laisse méditer sur le sort de notre pays.
Tahya El Djazaïr! Éternellement! (une petite pensée pour Super Djilou)
KM
mardi 20 décembre 2011
Entité sioniste- Sud Soudan: Humour ou futur base militaire de T'zahal
Les talmudistes sont réputés pour user de l'humour, serait-ce alors de l'humour ou un avertissement a l'Afrique?
Ce qui est certain, c'est que la moindre "révolution" séparatiste qui pourrait surgir chez nous,sera appuyée ipso facto par la racaille talmudo-sioniste !
Le président du Sud Soudan, Salva Kiir, a entamé aujourd’hui une visite de 24 heures en Israël, la première du chef de cet Etat nouvellement indépendant. "Cette visite constitue un moment historique. Israël a soutenu et continuera de soutenir dans tous les domaines le renforcement et le développement de votre pays", a assuré le président Shimon Pérès au président Kiir, selon un communiqué de la présidence israélienne.
Le président sud-soudanais a pour sa part remercié Israël de son appui: "Sans vous, nous n’existerions pas. Vous avez lutté à nos côtés pour permettre la création de la République du Soudan du Sud", selon des propos rapportés dans le communiqué israélien.
(non non, c'est pas le cousin d'Obama...)
Le président Kiir a également souligné qu’il souhaitait " renforcer et approfondir les relations stratégiques entre les deux États " en élargissant la " coopération dans les infrastructures, l’agriculture, le traitement de l’eau et les technologies avancées ", poursuit le texte.
Le 28 juillet dernier, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman avait annoncé l’établissement de relations diplomatiques entre Israël et le Soudan du Sud. L’Etat hébreu n’entretient pas de relations avec le Soudan. Israël a, en revanche, exprimé son soutien au mouvement rebelle du Sud.
Le gouvernement israélien a officiellement reconnu le 10 juillet le Soudan du Sud, devenu indépendant dans la foulée d’un référendum tenu dans le cadre de l’accord de paix qui a mis fin à la guerre civile.
Source: Algérie Plus
Ce qui est certain, c'est que la moindre "révolution" séparatiste qui pourrait surgir chez nous,sera appuyée ipso facto par la racaille talmudo-sioniste !
Le président du Sud Soudan, Salva Kiir, a entamé aujourd’hui une visite de 24 heures en Israël, la première du chef de cet Etat nouvellement indépendant. "Cette visite constitue un moment historique. Israël a soutenu et continuera de soutenir dans tous les domaines le renforcement et le développement de votre pays", a assuré le président Shimon Pérès au président Kiir, selon un communiqué de la présidence israélienne.
Le président sud-soudanais a pour sa part remercié Israël de son appui: "Sans vous, nous n’existerions pas. Vous avez lutté à nos côtés pour permettre la création de la République du Soudan du Sud", selon des propos rapportés dans le communiqué israélien.
(non non, c'est pas le cousin d'Obama...)
Le président Kiir a également souligné qu’il souhaitait " renforcer et approfondir les relations stratégiques entre les deux États " en élargissant la " coopération dans les infrastructures, l’agriculture, le traitement de l’eau et les technologies avancées ", poursuit le texte.
Le 28 juillet dernier, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman avait annoncé l’établissement de relations diplomatiques entre Israël et le Soudan du Sud. L’Etat hébreu n’entretient pas de relations avec le Soudan. Israël a, en revanche, exprimé son soutien au mouvement rebelle du Sud.
Le gouvernement israélien a officiellement reconnu le 10 juillet le Soudan du Sud, devenu indépendant dans la foulée d’un référendum tenu dans le cadre de l’accord de paix qui a mis fin à la guerre civile.
Source: Algérie Plus
mercredi 14 décembre 2011
R T K, un médecin et un antidépresseur
Nous aimerions saluer le travail d'un homme , un certain Djilou, qui anime une chaine sur le canal Youtube , la chaine Reu Teu Keu, nous vous invitons à visionner ses nombreuses vidéos, chacune d'entre elles est un véritable diagnostique à la précision laser sur les problèmes existant en Algérie (et dans le monde "arabe")
Il dénonce et décortique a merveille les embrouilles , les entourloupes et les mensonges éhontés de tout les ennemis du pays, qu'ils soient islamistes, démocrates, laïques, conservateurs, tout le monde y passe de façon impartiale, ils sont passés au crible et épinglés comme des petits enfants.
En plus d'être un investigateur jusqu’au-boutiste , c'est un sacré comédien imitant les enflures wahabo-sionisantes des chaudrons du Moyen-orient.
Chapeau bas à monsieur Djilou!
Tahya El Djazaïr!
Lien: http://www.youtube.com/user/RouTouKou
Il dénonce et décortique a merveille les embrouilles , les entourloupes et les mensonges éhontés de tout les ennemis du pays, qu'ils soient islamistes, démocrates, laïques, conservateurs, tout le monde y passe de façon impartiale, ils sont passés au crible et épinglés comme des petits enfants.
En plus d'être un investigateur jusqu’au-boutiste , c'est un sacré comédien imitant les enflures wahabo-sionisantes des chaudrons du Moyen-orient.
Chapeau bas à monsieur Djilou!
Tahya El Djazaïr!
Lien: http://www.youtube.com/user/RouTouKou
mardi 13 décembre 2011
Nous y sommes enfin arrivés!!! رنا وصلنا لها
Israël aurait entamé des discussions avec le Conseil national de transition libyen (CNT) en vue d’envisager une normalisation des relations entre les deux pays, qui pourrait conduire à l’ouverture d’une ambassade à Tripoli.
L’information est révélée par Haaretz, reprise par de nombreux quotidiens arabes et confirmée par des sources britanniques, qui précisent que plusieurs juifs d’origine libyenne vivant en Grande Bretagne auraient rencontré sur le sujet des officiels anglais, et des membres du Conseil national de transition libyen (CNT).
Des juifs d’origine libyenne auraient par ailleurs évoqué avec les responsables du CNT la question du retour possible des juifs qui le souhaitaient en Libye, ainsi que celle de la restitution de leurs biens, essentiellement à Tripoli et Benghazi.
Une délégation de ces juifs britanniques –d’origine libyenne- pourrait se rendre prochainement en Libye, conduite par Raphael Luzon – fils d’un riche négociant libyen expulsé en 1967- à l’invitation du CNT.
Selon Haaretz, Ahmad Shaabani, porte parole du CNT, aurait à plusieurs reprises évoqué la nécessité pour son pays d’établir des relations diplomatiques avec Israël.
Israël aurait déjà même envisagé le nom de son futur ambassadeur, en la personne de Raslan Abu Rakoun, un arabe druze, actuellement consul général d’Israël à Atlanta. Raslan Abu Rakoun pourrait se rendre prochainement en visite en Libye, accompagné d’une équipe médicale pour une initiative d’ordre humanitaire.
Les négociations au sujet de l’ouverture d’une ambassade auraient été réalisées sous les auspices du Qatar, dont Israël espère qu’il sera un " allié " facilitant l’établissement de relations avec un certain nombre de pays arabes qui voient d’un mauvais œil les visées hégémoniques de l’Iran sur la région.
L’information est révélée par Haaretz, reprise par de nombreux quotidiens arabes et confirmée par des sources britanniques, qui précisent que plusieurs juifs d’origine libyenne vivant en Grande Bretagne auraient rencontré sur le sujet des officiels anglais, et des membres du Conseil national de transition libyen (CNT).
Des juifs d’origine libyenne auraient par ailleurs évoqué avec les responsables du CNT la question du retour possible des juifs qui le souhaitaient en Libye, ainsi que celle de la restitution de leurs biens, essentiellement à Tripoli et Benghazi.
Une délégation de ces juifs britanniques –d’origine libyenne- pourrait se rendre prochainement en Libye, conduite par Raphael Luzon – fils d’un riche négociant libyen expulsé en 1967- à l’invitation du CNT.
Selon Haaretz, Ahmad Shaabani, porte parole du CNT, aurait à plusieurs reprises évoqué la nécessité pour son pays d’établir des relations diplomatiques avec Israël.
Israël aurait déjà même envisagé le nom de son futur ambassadeur, en la personne de Raslan Abu Rakoun, un arabe druze, actuellement consul général d’Israël à Atlanta. Raslan Abu Rakoun pourrait se rendre prochainement en visite en Libye, accompagné d’une équipe médicale pour une initiative d’ordre humanitaire.
Les négociations au sujet de l’ouverture d’une ambassade auraient été réalisées sous les auspices du Qatar, dont Israël espère qu’il sera un " allié " facilitant l’établissement de relations avec un certain nombre de pays arabes qui voient d’un mauvais œil les visées hégémoniques de l’Iran sur la région.
lundi 12 décembre 2011
Rached Ghannouchi et le sionisme aux épices tunisiennes
Avant de prendre les rênes du pouvoir et sur les conseils de son ami Richard Pearl, le Premier ministre turc Erdogan s’était rendu en 2003 à Washington pour présenter ses lettres de créance. Aujourd’hui c’est à Rached Ghannouchi de quémander l’accord américain pour jouir en toute tranquillité du pouvoir tunisien.
Ghannouchi invité de Foreign Policy
Au début du mois de décembre, M. R. Ghannouchi s’est rendu à Washington pour assister à la cérémonie organisée par le magazine Foreign Policy au cours de laquelle il a reçu la distinction de l’un des plus grands intellectuels de l’année 2011 décernée par le prestigieux média américain.
Il est à noter que parmi ces 100 plus grands intellectuels dont fait partie Rached Ghannouchi on retrouve les sinistres Dick Cheney, Condoleezza Rice, Hillary and Bill Clinton, Robert Gates, John McCain, Nicolas Sarkozy, Rajae Tayeb Erdogan et comble de tout le sioniste Bernard Henri Lévy comme on retrouve certains de nos " intellectuels arabes " tels que Wadah Khanfar, Mustapha Barghouthi, Wael Ghonim ou Sami ben Gharbia, Mohamed Baradei et une liste malheureusement encore bien longue de laquais bien rodés à la tartufferie révolutionnaire par des organismes comme Freedom House ou Global Voice Project.
Curieux nationalistes que ces " héros " qui acceptent les honneurs d’un organisme américain qui a de tout temps soutenu les dictatures et qui continue à clamer haut et fort par la personne de son président qu’aucun allié n’est plus important aux Etats-Unis qu’Israel. Il est vrai que comme l’estime le Foreign Policy " le Printemps arabe a remodelé la région et Obama s’est adapté, comme les valeurs et les intérêts de l’Amérique l’exigeaient. C’est vrai qu’en politique américaine, les alliances changent, les intérêts restent les mêmes.
Et comme si ce n’était pas suffisant, Rached Ghannouchi a profité de son séjour pour se rendre au Washington Institute for Near East Policy où il a tenu une conférence sur sa conception de l’Islam moderne et modéré et où il a répondu à plusieurs questions posées par l’assistance. Avant de rendre compte de la teneur de ses discussions avec les dirigeants du WINEP, il est utile d’expliquer que cet organisme est un thinktank très influent fondé en 1985 par M. Martin Indyk, auparavant chargé de recherche à l’American Israel Public Affairs Committee ou AIPAC, le lobby israélien le plus puissant et le plus influent aux Etats-Unis.
Son influence s’exerce principalement sur les médias et le pouvoir exécutif américain. A cet effet, le Winep convie les journalistes à des déjeuners hebdomadaires, publie des analyses et fournit des " experts " aux stations de radio et aux talk-shows télévisés. Les collaborateurs israéliens du WINEP, et parmi eux les journalistes Hirsh Goodman, David Makovsky, Ze’ev Schiff et Ehud Yaari, bénéficient également d’un accès direct aux médias américains.
C’est donc devant un parterre composé de journalistes, de politiques et décideurs dans leur majorité plus soucieux des intérêts d’Israel que de ceux des Etats-Unis eux-mêmes que Rached Ghannouchi a exposé sa vision du futur rôle joué par les Frères Musulmans en Tunisie, en Afrique du Nord et dans le monde arabe et de leur collaboration avec les Etats-Unis. Non content de montrer son allégeance totale au gouvernement américain en ponctuant ses discours par des compliments mielleux, Rached Ghannouchi a tenu à rassurer le lobby sioniste quant à l’article que lui-même avait proposé d’inclure dans la constitution tunisienne concernant le refus du gouvernement de collaborer avec Israël.
Il ne sera jamais inscrit dans la Constitution tunisienne que la Tunisie n’établira jamais de relations de quelque nature que ce soit avec l’entité sioniste. Le problème n’est pas tant dans l’inscription de l’article dans la Constitution (bien que réclamée à cor et à cris par les sitinners du Bardo) mais les dans les voltes-faces et les revirements du Cheikh comme il aime à se faire appeler. Le peuple tunisien n’est pas le seul à le taxer de menteur.
Son passage au WINEP n’a pas été un moment de plaisir, On ne plaisante pas avec le lobby juif qui est très rancunier et n’oublie pas la moindre phrase ou déclaration faite à son sujet. Croyant jouer au plus malin, notre pauvre Cheikh s’est fait épingler avec vidéo à l’appui quand il a renié avoir traité les Etats-Unis de Grand Satan en 1989. La honte pour une personne qui prétend devenir une é en matière d’enseignement islamique. Mais bon, notre serviteur de service accumule les sciences et les expériences et les alliances qu’il en tire.
Il a commencé par le nassérisme égyptien, puis le baathisme syrien, en passant par le tourabisme soudanais, le khomeïnisme iranien, le belhadjisme algérien, le saddamisme irakien, le kadhafisme libyen, l’erdoganisme turc, le hamadbenkhalifisme qatari et même le benalisme tunisien, le voilà qui aujourd’hui s’essaie au sionisme israélien et à l’atlantisme américain. Son appétit est grand, c’est pourquoi il aura mangé à tous les râteliers.
" Coordonner ses actions avec l’OTAN "
Mais lors de sa visite à Washington, il s’est réservé le morceau du chef en déclarant qu’il s’engage à respecter la démocratie et à coordonner ses actions avec l’OTAN. Clair et net, la Tunisie de Ghannouchi sera occidentale ou elle ne le sera pas, comme l’a été celle de Ben Ali. On appelle cela le changement dans la continuité. Avec cependant avec deux nuances de taille. La première est qu’aujourd’hui les choses ont changé et les Tunisiens ont appris à séparer l’Etat du parti.
Si Ennahdha a obtenu le plus grand nombre de voix, ce parti n’est pas l’Etat. M. Ghannouchi qui n’est que chef de parti, doit se souvenir que la Tunisie plus à l’ère du RCD-Etat et à ce titre il n’a aucun droit de parler au nom du gouvernement qui est composé de plusieurs partis. La seconde est que dire une chose et faire son contraire a un prix et dans le cas de la Tunisie de 2011, la maison ne fait pas de crédit.
M. Ghannouchi doit garder en tête que la révolution s’est faite par les braves et sans son soutien. S’il est vrai que les millions de dollars du Qatar l’ont mené au pouvoir, les millions de Tunisiens qui ont renversé Ben Ali sont autant capables de le renvoyer en Grande Bretagne si jamais il lui prenait l’envie d’en faire des collaborateurs du sionisme ou de l’impérialisme. Il est dommage qu’un Cheikh qui se prétend " Haut Guide Musulman " se place en tête de peloton de ceux qui ruent dans les bras du sionisme international alors qu’on attendait de lui qu’il soit le chef de file du combat contre l’occupation d’Al Qods et le projet de destruction de sa Mosquée.
Fatma Benmosbah
Ghannouchi invité de Foreign Policy
Au début du mois de décembre, M. R. Ghannouchi s’est rendu à Washington pour assister à la cérémonie organisée par le magazine Foreign Policy au cours de laquelle il a reçu la distinction de l’un des plus grands intellectuels de l’année 2011 décernée par le prestigieux média américain.
Il est à noter que parmi ces 100 plus grands intellectuels dont fait partie Rached Ghannouchi on retrouve les sinistres Dick Cheney, Condoleezza Rice, Hillary and Bill Clinton, Robert Gates, John McCain, Nicolas Sarkozy, Rajae Tayeb Erdogan et comble de tout le sioniste Bernard Henri Lévy comme on retrouve certains de nos " intellectuels arabes " tels que Wadah Khanfar, Mustapha Barghouthi, Wael Ghonim ou Sami ben Gharbia, Mohamed Baradei et une liste malheureusement encore bien longue de laquais bien rodés à la tartufferie révolutionnaire par des organismes comme Freedom House ou Global Voice Project.
Curieux nationalistes que ces " héros " qui acceptent les honneurs d’un organisme américain qui a de tout temps soutenu les dictatures et qui continue à clamer haut et fort par la personne de son président qu’aucun allié n’est plus important aux Etats-Unis qu’Israel. Il est vrai que comme l’estime le Foreign Policy " le Printemps arabe a remodelé la région et Obama s’est adapté, comme les valeurs et les intérêts de l’Amérique l’exigeaient. C’est vrai qu’en politique américaine, les alliances changent, les intérêts restent les mêmes.
Et comme si ce n’était pas suffisant, Rached Ghannouchi a profité de son séjour pour se rendre au Washington Institute for Near East Policy où il a tenu une conférence sur sa conception de l’Islam moderne et modéré et où il a répondu à plusieurs questions posées par l’assistance. Avant de rendre compte de la teneur de ses discussions avec les dirigeants du WINEP, il est utile d’expliquer que cet organisme est un thinktank très influent fondé en 1985 par M. Martin Indyk, auparavant chargé de recherche à l’American Israel Public Affairs Committee ou AIPAC, le lobby israélien le plus puissant et le plus influent aux Etats-Unis.
Son influence s’exerce principalement sur les médias et le pouvoir exécutif américain. A cet effet, le Winep convie les journalistes à des déjeuners hebdomadaires, publie des analyses et fournit des " experts " aux stations de radio et aux talk-shows télévisés. Les collaborateurs israéliens du WINEP, et parmi eux les journalistes Hirsh Goodman, David Makovsky, Ze’ev Schiff et Ehud Yaari, bénéficient également d’un accès direct aux médias américains.
C’est donc devant un parterre composé de journalistes, de politiques et décideurs dans leur majorité plus soucieux des intérêts d’Israel que de ceux des Etats-Unis eux-mêmes que Rached Ghannouchi a exposé sa vision du futur rôle joué par les Frères Musulmans en Tunisie, en Afrique du Nord et dans le monde arabe et de leur collaboration avec les Etats-Unis. Non content de montrer son allégeance totale au gouvernement américain en ponctuant ses discours par des compliments mielleux, Rached Ghannouchi a tenu à rassurer le lobby sioniste quant à l’article que lui-même avait proposé d’inclure dans la constitution tunisienne concernant le refus du gouvernement de collaborer avec Israël.
Il ne sera jamais inscrit dans la Constitution tunisienne que la Tunisie n’établira jamais de relations de quelque nature que ce soit avec l’entité sioniste. Le problème n’est pas tant dans l’inscription de l’article dans la Constitution (bien que réclamée à cor et à cris par les sitinners du Bardo) mais les dans les voltes-faces et les revirements du Cheikh comme il aime à se faire appeler. Le peuple tunisien n’est pas le seul à le taxer de menteur.
Son passage au WINEP n’a pas été un moment de plaisir, On ne plaisante pas avec le lobby juif qui est très rancunier et n’oublie pas la moindre phrase ou déclaration faite à son sujet. Croyant jouer au plus malin, notre pauvre Cheikh s’est fait épingler avec vidéo à l’appui quand il a renié avoir traité les Etats-Unis de Grand Satan en 1989. La honte pour une personne qui prétend devenir une é en matière d’enseignement islamique. Mais bon, notre serviteur de service accumule les sciences et les expériences et les alliances qu’il en tire.
Il a commencé par le nassérisme égyptien, puis le baathisme syrien, en passant par le tourabisme soudanais, le khomeïnisme iranien, le belhadjisme algérien, le saddamisme irakien, le kadhafisme libyen, l’erdoganisme turc, le hamadbenkhalifisme qatari et même le benalisme tunisien, le voilà qui aujourd’hui s’essaie au sionisme israélien et à l’atlantisme américain. Son appétit est grand, c’est pourquoi il aura mangé à tous les râteliers.
" Coordonner ses actions avec l’OTAN "
Mais lors de sa visite à Washington, il s’est réservé le morceau du chef en déclarant qu’il s’engage à respecter la démocratie et à coordonner ses actions avec l’OTAN. Clair et net, la Tunisie de Ghannouchi sera occidentale ou elle ne le sera pas, comme l’a été celle de Ben Ali. On appelle cela le changement dans la continuité. Avec cependant avec deux nuances de taille. La première est qu’aujourd’hui les choses ont changé et les Tunisiens ont appris à séparer l’Etat du parti.
Si Ennahdha a obtenu le plus grand nombre de voix, ce parti n’est pas l’Etat. M. Ghannouchi qui n’est que chef de parti, doit se souvenir que la Tunisie plus à l’ère du RCD-Etat et à ce titre il n’a aucun droit de parler au nom du gouvernement qui est composé de plusieurs partis. La seconde est que dire une chose et faire son contraire a un prix et dans le cas de la Tunisie de 2011, la maison ne fait pas de crédit.
M. Ghannouchi doit garder en tête que la révolution s’est faite par les braves et sans son soutien. S’il est vrai que les millions de dollars du Qatar l’ont mené au pouvoir, les millions de Tunisiens qui ont renversé Ben Ali sont autant capables de le renvoyer en Grande Bretagne si jamais il lui prenait l’envie d’en faire des collaborateurs du sionisme ou de l’impérialisme. Il est dommage qu’un Cheikh qui se prétend " Haut Guide Musulman " se place en tête de peloton de ceux qui ruent dans les bras du sionisme international alors qu’on attendait de lui qu’il soit le chef de file du combat contre l’occupation d’Al Qods et le projet de destruction de sa Mosquée.
Fatma Benmosbah
51eme anniversaire du 11 décembre 1960
Les manifestations du 11 décembre 1960 s’inscrivaient dans la continuité du 1er novembre 1954 marquant le déclenchement de la guerre de libération, a déclaré dimanche le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbès, dans la wilaya de Tipasa qui a abrité les festivités commémoratives du 51ème anniversaire de ces évènements.
Ces manifestations, dont la commémoration a été célébrée en présence notamment du secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou, et de nombreux moudjahidine, sont venues " confirmer l’irréversibilité du processus révolutionnaire qui a abouti à la libération du pays grâce à une mobilisation générale du peuple algérien ", a souligné M. Abbès.
Des manifestations de grande ampleur
le 9 décembre 1960, à la suite d’une manifestation des ultras manipulés et encouragés par le Service Actions Urbaines (SAU) du capitaine Bernard, des Européens provoquèrent des musulmans, à la hauteur du monoprix de Belcourt et du stade Bialèse ; une bagarre s’ensuivit et quelques heures après, une contre-manifestation submergea les ultras qui se barricadèrent chez eux. Dans cette même journée, l’effervescence se propagea vers d’autres quartiers, tels Ruisseau, Kouba, Clos Salembier et La Casbah d’Alger.
Le lendemain 10 décembre, la manifestation prit de l’ampleur; bien organisée et encadrée par les militants de la Wilaya III et ceux de la Wilaya IV, arborant l’emblème national, scandant " L’Algérie algérienne ", " L’Algérie musulmane ", " Vive le FLN, par un déferlement sans précédent. Bab El Oued, qui était le fief des pieds-noirs, fut envahi par une foule déployant des drapeaux vert et blanc frappés du croissant.
Telle une traînée de poudre, les manifestations se propagèrent à travers tout le territoire national. Ces manifestations ont gagné la plupart des villes et régions du pays et mis à nu, encore une fois, les méthodes de répression barbares utilisées par l’occupant français contre le peuple algérien.
Scandant des slogans traduisant l’aspiration du peuple à une " Algérie musulmane et indépendante " et clamant leur soutien au FLN, à l’Armée de libération nationale (ALN) et au GPRA, en brandissant haut les drapeaux algériens, les manifestants ont écrit, en versant leur sang, une autre page glorieuse de l’histoire de la résistance du peuple algérien face au colonialisme français, relèvent des témoins de ces évènements.
Ces manifestations, réprimées dans le sang par les forces d’occupation françaises, ont fait des centaines de victimes parmi la population algérienne, dont des enfants.
Au plan international, les manifestations du 11 Décembre 1960 ont eu, également, le mérite de faire entendre la voix de l’Algérie au niveau des organisations internationales. En effet, quelques jours après ces évènements, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution reconnaissant le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance.
Les manifestations du 11 Décembre ont eu, aussi, pour conséquence l’élargissement, à travers le monde, du cercle de soutien à la cause algérienne et à la lutte du peuple algérien pour son indépendance et sa liberté.
Une stèle à la mémoire de 150 chahids jetés dans un puits à Oran
Une stèle a été inaugurée dimanche à la mémoire de 150 chahids jetés dans un puits à la forêt de M’Sila dans la daïra de Boutlélis (Oran), à l’occasion de la commémoration des manifestations du 11 décembre 1960. Ce monument commémoratif témoigne de crimes et atrocités perpétrés par l’armée française durant la période coloniale dans les anciennes fermes " Chollet ", " Giraud " et " Sarsayan ", situées dans cette région, haut-lieu de résistance et de lutte pour la libération nationale.
Ces " sinistres " fermes sont connues pour avoir servi, de lieux de tortures et autres atrocités commises par " le capitaine Casanova " contre les moudjahidine et les populations. " Ses victimes torturées à mort sont ensuite mises dans des sacs et jetées au fond de ce puits ", témoignent des moudjahidine. Plus de 150 ossements humains gisent toujours au fond de ce puits situé à l’entrée de la forêt de M’sila, a-t-on ajouté de même source.
" Cette liste de chouhada sans tombes s’ajoute à celle de 362 chahids de la daïra de Boutlélis tombés au champ d’honneur ", soutient une veuve de chahid, soeur du chahid Raho Baghdad, officier de l’ALN, tombé au champ d’honneur le 24 octobre 1958 près de Bouyakour (Boutlélis).
Par Mohamed Ibn Khaldoun
Source: Algérie Plus
Ces manifestations, dont la commémoration a été célébrée en présence notamment du secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou, et de nombreux moudjahidine, sont venues " confirmer l’irréversibilité du processus révolutionnaire qui a abouti à la libération du pays grâce à une mobilisation générale du peuple algérien ", a souligné M. Abbès.
Des manifestations de grande ampleur
le 9 décembre 1960, à la suite d’une manifestation des ultras manipulés et encouragés par le Service Actions Urbaines (SAU) du capitaine Bernard, des Européens provoquèrent des musulmans, à la hauteur du monoprix de Belcourt et du stade Bialèse ; une bagarre s’ensuivit et quelques heures après, une contre-manifestation submergea les ultras qui se barricadèrent chez eux. Dans cette même journée, l’effervescence se propagea vers d’autres quartiers, tels Ruisseau, Kouba, Clos Salembier et La Casbah d’Alger.
Le lendemain 10 décembre, la manifestation prit de l’ampleur; bien organisée et encadrée par les militants de la Wilaya III et ceux de la Wilaya IV, arborant l’emblème national, scandant " L’Algérie algérienne ", " L’Algérie musulmane ", " Vive le FLN, par un déferlement sans précédent. Bab El Oued, qui était le fief des pieds-noirs, fut envahi par une foule déployant des drapeaux vert et blanc frappés du croissant.
Telle une traînée de poudre, les manifestations se propagèrent à travers tout le territoire national. Ces manifestations ont gagné la plupart des villes et régions du pays et mis à nu, encore une fois, les méthodes de répression barbares utilisées par l’occupant français contre le peuple algérien.
Scandant des slogans traduisant l’aspiration du peuple à une " Algérie musulmane et indépendante " et clamant leur soutien au FLN, à l’Armée de libération nationale (ALN) et au GPRA, en brandissant haut les drapeaux algériens, les manifestants ont écrit, en versant leur sang, une autre page glorieuse de l’histoire de la résistance du peuple algérien face au colonialisme français, relèvent des témoins de ces évènements.
Ces manifestations, réprimées dans le sang par les forces d’occupation françaises, ont fait des centaines de victimes parmi la population algérienne, dont des enfants.
Au plan international, les manifestations du 11 Décembre 1960 ont eu, également, le mérite de faire entendre la voix de l’Algérie au niveau des organisations internationales. En effet, quelques jours après ces évènements, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution reconnaissant le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance.
Les manifestations du 11 Décembre ont eu, aussi, pour conséquence l’élargissement, à travers le monde, du cercle de soutien à la cause algérienne et à la lutte du peuple algérien pour son indépendance et sa liberté.
Une stèle à la mémoire de 150 chahids jetés dans un puits à Oran
Une stèle a été inaugurée dimanche à la mémoire de 150 chahids jetés dans un puits à la forêt de M’Sila dans la daïra de Boutlélis (Oran), à l’occasion de la commémoration des manifestations du 11 décembre 1960. Ce monument commémoratif témoigne de crimes et atrocités perpétrés par l’armée française durant la période coloniale dans les anciennes fermes " Chollet ", " Giraud " et " Sarsayan ", situées dans cette région, haut-lieu de résistance et de lutte pour la libération nationale.
Ces " sinistres " fermes sont connues pour avoir servi, de lieux de tortures et autres atrocités commises par " le capitaine Casanova " contre les moudjahidine et les populations. " Ses victimes torturées à mort sont ensuite mises dans des sacs et jetées au fond de ce puits ", témoignent des moudjahidine. Plus de 150 ossements humains gisent toujours au fond de ce puits situé à l’entrée de la forêt de M’sila, a-t-on ajouté de même source.
" Cette liste de chouhada sans tombes s’ajoute à celle de 362 chahids de la daïra de Boutlélis tombés au champ d’honneur ", soutient une veuve de chahid, soeur du chahid Raho Baghdad, officier de l’ALN, tombé au champ d’honneur le 24 octobre 1958 près de Bouyakour (Boutlélis).
Par Mohamed Ibn Khaldoun
Source: Algérie Plus
samedi 10 décembre 2011
Medelci doit démissionner ou se faire démissionner!
Medelci fait son compte rendu à la France, le baroud du déshonneur
La prestation du ministre des affaires étrangères Mourad Medelci, mercredi à Paris devant les députés français aura été un grand ratage diplomatique. A tous point de vue. Dans la forme, l’exercice a pris l’allure d’un véritable interrogatoire dans l’enceinte même de l’assemblée nationale française.
Bien que aux A.E, on s’ingénie à expliquer que ce type "d’audition" est courant, il est difficile de ne pas y voir une forme de soumission à l’ex puissance coloniale alors que l’Algérie s’apprête à célébrer le 50ème anniversaire de l’indépendance.
De quel droit et en quelle qualité, en effet un ministre Algérien, de souveraineté de surcroît, devrait –il rendre compte à un parlement français sur la conduite des réformes et les positions "souveraines" de l’Etat National sur des dossiers qui agitent le monde ?
Difficile de cataloguer une telle "audition" dans un quelconque registre diplomatique pour la simple raison qu’il n’existe pas. Et à supposer que la France a pour habitude de soumettre les responsables de ses ex colonies de la "Françafrique" à ce genre d’épreuves, notre pays devait –il faire la queue devant au même titre que le Gabon de Bongo, le Cameroun de Biya ou encore la Côte d’Ivoire de Ouatara ? Non bien sûr. L’Algérien est tellement fier pour accepter de s’infliger une telle posture d’accusé presque.
Et nous étions des millions d’Algériens à être choqués mercredi par les comptes rendu de "l’interrogatoire" auquel a eu droit notre ministre des affaires étrangères. Et pour cause, la France responsable des malheurs de l’Algérie a adopté la posture de donneur de leçon face à un ministre Algérien qui s’est plié pour répondre à des questions gênantes, tout en prenant le soin de ne pas heurter la sensibilité de ses "questionneurs" d’un jour.
Kouchner et Juppé accusent, Medelci s’excuse
On aurait tant aimé que Alain Juppé, ou avant lui Bernard Kouchner, viennent s’expliquer devant nos députés sur la politique Française et leurs innombrables dérapages verbaux à propos de notre Révolution et des méfaits de leurs compatriotes. Il y a tout juste quelques mois – juin dernier- le chef du Quai d’Orsay, Alain Juppé, s’est fendu d’une déclaration choquante à partir d’Oran. "Encore, vous ressassez le passé colonial… ", avait-il répondu sèchement à une question d’un journaliste sur le devoir de mémoire.
Avant lui Bernard Kouchner a tiré un coup de sommation contre la génération de novembre à laquelle il impute la brouille algéro-française. Le "french doctor" avait déclaré toute honte bue que les relations entre les deux pays allaient se normaliser "une fois que cette génération aura quitté le pouvoir en Algérie". En Algérie tout le monde était choqué par une telle provocation. Mais depuis, les autorités semblent revenues à de meilleurs sentiments à l’égard d’un pays qui se croit encore dépositaire de la souveraineté sur l’Algérie 50 ans après l’indépendance.
Les algériens attendaient légitimement que leurs responsables aient le courage de maintenir une ligne de conduite inébranlable sur le devoir de mémoire. Qu’ils se montrent à la mesure des sacrifices de nos pères et nos mères contre la sauvagerie coloniale.
Et a quoi ont-ils eu droit ? A une image peu flatteuse et peu glorieuse d’un ministre qui représente le visage de l’Algérie à l’étranger, répondre studieusement aux questions, parfois inquisitrices, de députés français comme s’il devait leur rendre compte. Inacceptable. Inacceptable d’autant plus que Medelci n’a jamais fait cet exercice devant les députés algériens. Inutile d’évoquer sa prestation devant une commission du Sénat algérien, destinée sans doute à rendre "passable" son audition par les députés français deux jours plus tard.
C’est dire que, par quelque bout qu’on la prenne, cette épreuve est "complexante" pour un pays jaloux de son indépendance.
Et, ironie du sort, c’est notre ministre qui nous assène le coup de grâce en promettant que l’Algérie et les algériens seront très gentils à l’égard de la France lors de la célébration du 50ème anniversaire de son indépendance.
"Nous sommes en train de travailler à un programme du 50ème anniversaire dans un esprit qui n’est pas du tout revanchard, qui nous permette de nous auto‑évaluer et de faire que ce mouvement historique qu’a été la révolution algérienne puisse ne pas échapper aux générations montantes ", a –t-il déclaré.
Mourad Medelci a promis également aux élus français que l’Algérie va fêter sobrement son indépendance le 5 juillet prochain. "Nous souhaitons monter un programme sans tambours ni trompettes" assure Medelci. Message décodé : l’Algérie n’entend pas heurter la France en lui rappelant ses crimes odieux. Merci pour ce baroud du déshonneur M. le ministre.
Les chouhadas ont dû se retourner dans leurs tombes. Gloire à eux, mille gloires à eux qui ont rendu au peuple algérien sa dignité aujourd’hui bafouée, mille fois bafouée.
Hakim Merabet
La prestation du ministre des affaires étrangères Mourad Medelci, mercredi à Paris devant les députés français aura été un grand ratage diplomatique. A tous point de vue. Dans la forme, l’exercice a pris l’allure d’un véritable interrogatoire dans l’enceinte même de l’assemblée nationale française.
Bien que aux A.E, on s’ingénie à expliquer que ce type "d’audition" est courant, il est difficile de ne pas y voir une forme de soumission à l’ex puissance coloniale alors que l’Algérie s’apprête à célébrer le 50ème anniversaire de l’indépendance.
De quel droit et en quelle qualité, en effet un ministre Algérien, de souveraineté de surcroît, devrait –il rendre compte à un parlement français sur la conduite des réformes et les positions "souveraines" de l’Etat National sur des dossiers qui agitent le monde ?
Difficile de cataloguer une telle "audition" dans un quelconque registre diplomatique pour la simple raison qu’il n’existe pas. Et à supposer que la France a pour habitude de soumettre les responsables de ses ex colonies de la "Françafrique" à ce genre d’épreuves, notre pays devait –il faire la queue devant au même titre que le Gabon de Bongo, le Cameroun de Biya ou encore la Côte d’Ivoire de Ouatara ? Non bien sûr. L’Algérien est tellement fier pour accepter de s’infliger une telle posture d’accusé presque.
Et nous étions des millions d’Algériens à être choqués mercredi par les comptes rendu de "l’interrogatoire" auquel a eu droit notre ministre des affaires étrangères. Et pour cause, la France responsable des malheurs de l’Algérie a adopté la posture de donneur de leçon face à un ministre Algérien qui s’est plié pour répondre à des questions gênantes, tout en prenant le soin de ne pas heurter la sensibilité de ses "questionneurs" d’un jour.
Kouchner et Juppé accusent, Medelci s’excuse
On aurait tant aimé que Alain Juppé, ou avant lui Bernard Kouchner, viennent s’expliquer devant nos députés sur la politique Française et leurs innombrables dérapages verbaux à propos de notre Révolution et des méfaits de leurs compatriotes. Il y a tout juste quelques mois – juin dernier- le chef du Quai d’Orsay, Alain Juppé, s’est fendu d’une déclaration choquante à partir d’Oran. "Encore, vous ressassez le passé colonial… ", avait-il répondu sèchement à une question d’un journaliste sur le devoir de mémoire.
Avant lui Bernard Kouchner a tiré un coup de sommation contre la génération de novembre à laquelle il impute la brouille algéro-française. Le "french doctor" avait déclaré toute honte bue que les relations entre les deux pays allaient se normaliser "une fois que cette génération aura quitté le pouvoir en Algérie". En Algérie tout le monde était choqué par une telle provocation. Mais depuis, les autorités semblent revenues à de meilleurs sentiments à l’égard d’un pays qui se croit encore dépositaire de la souveraineté sur l’Algérie 50 ans après l’indépendance.
Les algériens attendaient légitimement que leurs responsables aient le courage de maintenir une ligne de conduite inébranlable sur le devoir de mémoire. Qu’ils se montrent à la mesure des sacrifices de nos pères et nos mères contre la sauvagerie coloniale.
Et a quoi ont-ils eu droit ? A une image peu flatteuse et peu glorieuse d’un ministre qui représente le visage de l’Algérie à l’étranger, répondre studieusement aux questions, parfois inquisitrices, de députés français comme s’il devait leur rendre compte. Inacceptable. Inacceptable d’autant plus que Medelci n’a jamais fait cet exercice devant les députés algériens. Inutile d’évoquer sa prestation devant une commission du Sénat algérien, destinée sans doute à rendre "passable" son audition par les députés français deux jours plus tard.
C’est dire que, par quelque bout qu’on la prenne, cette épreuve est "complexante" pour un pays jaloux de son indépendance.
Et, ironie du sort, c’est notre ministre qui nous assène le coup de grâce en promettant que l’Algérie et les algériens seront très gentils à l’égard de la France lors de la célébration du 50ème anniversaire de son indépendance.
"Nous sommes en train de travailler à un programme du 50ème anniversaire dans un esprit qui n’est pas du tout revanchard, qui nous permette de nous auto‑évaluer et de faire que ce mouvement historique qu’a été la révolution algérienne puisse ne pas échapper aux générations montantes ", a –t-il déclaré.
Mourad Medelci a promis également aux élus français que l’Algérie va fêter sobrement son indépendance le 5 juillet prochain. "Nous souhaitons monter un programme sans tambours ni trompettes" assure Medelci. Message décodé : l’Algérie n’entend pas heurter la France en lui rappelant ses crimes odieux. Merci pour ce baroud du déshonneur M. le ministre.
Les chouhadas ont dû se retourner dans leurs tombes. Gloire à eux, mille gloires à eux qui ont rendu au peuple algérien sa dignité aujourd’hui bafouée, mille fois bafouée.
Hakim Merabet
lundi 5 décembre 2011
Pour une rupture définitive des relations diplomatiques avec la France
Aussi éloigné des réalités géostratégiques , le fait d'une éventuelle rupture avec la France serait peut-être une solution bénéfique a de nombreux problèmes qui empoisonnent notre pays.
Tout d'abord, la France actuelle est un cloaca maxima , son gouvernement est composé dans sa majorités d'agents sionistes déclarés, anti-arabes et anti-musulmans, et en réalité surtout, anti-algériens.
Ensuite, les politiciens d'opposition, tous sans exceptions, sont maintenant sous la botte du mondialisme talmudien , dernière en date, Marine Lepen, fille de filou, vieux dinosaure de la politique française,excellent spécialiste du double (voire triple) langage , qui réussi a berner tant les nationalistes français eux-mêmes que d’éventuels appuis étrangers .
La France est condamnée a mener une politique anti-algérienne et sioniste jusqu'au bout, jusqu'a la fin des temps, les signes les plus visibles de cette démarche deviennent de plus en plus évidents.
Le gouvernement français de Sarkozy et de l'UMP, mène méthodiquement son véritable programme, la constitution d'une puissance régionale unique, renouant avec le colonialisme mais tout en retenant les erreurs du passé, donc un colonialisme "diplomatique" , qui se voudrait insaisissable , et dont les représentants, à l'instar de Guéant , sont de véritables cadres bien formés.
Seulement voilà, il y a face a eux une diplomatie algérienne très (voire trop) francophone, et notre faiblesse pourrait résider de ce fait.
Il est urgent pour l'Algérie de former des cadres avec une conception du monde strictement algérienne, sans aucune influence, ainsi qu'un retour progressif , et cette fois-ci réfléchi, à la langue arabe algérienne, expurgée de toute influence moyen orientale .
Pour une véritable cohésion algérienne, il est nécessaire que les structures mentales changent, et redeviennent authentiquement algériennes, incluant de manière exclusive l'arabo-berbérité , à la fois linguistique mais aussi et surtout, culturelle et politique.
La France se sert de manière magistrale des inimitiés qui existent au sein des milieux politiques algériens, et ce même au delà des "clans" .
Ils utiliserons les berbéristes contre les islamistes, les démocraties contres les conservateurs, les berbérophones contre les arabophones, les francophone contre les non-francophones, tout en ayant des amitiés avec tous ces camps, et utilisant à leur gré les uns contre les autres, avec parfois, la complaisance et la complicité de certains chefs de file.
En langage médical , on dit que quand des cellules deviennent folles , ou ne répondent plus correctement, il s'agit d'un cancer.
En politique , c'est exactement pareil, et il est évident que l'Algérie à une forme de cancer, mais ce cancer on à la chance de l'identifier: il s'appelle France.
Et nous devons a tout prix l'extirper de notre sol, de notre vie, en tant qu’Algériens .
Rompre des relations diplomatiques avec la France , avec si possible un retour intégral des algériens, parait improbable, totalement utopique, mais il s'agit pour nous de la seule façon de se relever, la France, tout système politique confondu, veut nous détruire ou nous éliminer, par asservissement ou extermination, nous ne devons pas nous laisser faire, il est vraiment tant de faire le nécessaire pour , au moins, limiter les dégâts.
Néanmoins, nous compatissons sincèrement aux malheurs de vrais français, aujourd'hui complètement affaiblis et marginalisés, qui ont compris que l'âme de leur pays a été assassinée, leur population abâtardie, leur culture dégénérée. Ils essayent de résister, nous les saluons .
Tout d'abord, la France actuelle est un cloaca maxima , son gouvernement est composé dans sa majorités d'agents sionistes déclarés, anti-arabes et anti-musulmans, et en réalité surtout, anti-algériens.
Ensuite, les politiciens d'opposition, tous sans exceptions, sont maintenant sous la botte du mondialisme talmudien , dernière en date, Marine Lepen, fille de filou, vieux dinosaure de la politique française,excellent spécialiste du double (voire triple) langage , qui réussi a berner tant les nationalistes français eux-mêmes que d’éventuels appuis étrangers .
La France est condamnée a mener une politique anti-algérienne et sioniste jusqu'au bout, jusqu'a la fin des temps, les signes les plus visibles de cette démarche deviennent de plus en plus évidents.
Le gouvernement français de Sarkozy et de l'UMP, mène méthodiquement son véritable programme, la constitution d'une puissance régionale unique, renouant avec le colonialisme mais tout en retenant les erreurs du passé, donc un colonialisme "diplomatique" , qui se voudrait insaisissable , et dont les représentants, à l'instar de Guéant , sont de véritables cadres bien formés.
Seulement voilà, il y a face a eux une diplomatie algérienne très (voire trop) francophone, et notre faiblesse pourrait résider de ce fait.
Il est urgent pour l'Algérie de former des cadres avec une conception du monde strictement algérienne, sans aucune influence, ainsi qu'un retour progressif , et cette fois-ci réfléchi, à la langue arabe algérienne, expurgée de toute influence moyen orientale .
Pour une véritable cohésion algérienne, il est nécessaire que les structures mentales changent, et redeviennent authentiquement algériennes, incluant de manière exclusive l'arabo-berbérité , à la fois linguistique mais aussi et surtout, culturelle et politique.
La France se sert de manière magistrale des inimitiés qui existent au sein des milieux politiques algériens, et ce même au delà des "clans" .
Ils utiliserons les berbéristes contre les islamistes, les démocraties contres les conservateurs, les berbérophones contre les arabophones, les francophone contre les non-francophones, tout en ayant des amitiés avec tous ces camps, et utilisant à leur gré les uns contre les autres, avec parfois, la complaisance et la complicité de certains chefs de file.
En langage médical , on dit que quand des cellules deviennent folles , ou ne répondent plus correctement, il s'agit d'un cancer.
En politique , c'est exactement pareil, et il est évident que l'Algérie à une forme de cancer, mais ce cancer on à la chance de l'identifier: il s'appelle France.
Et nous devons a tout prix l'extirper de notre sol, de notre vie, en tant qu’Algériens .
Rompre des relations diplomatiques avec la France , avec si possible un retour intégral des algériens, parait improbable, totalement utopique, mais il s'agit pour nous de la seule façon de se relever, la France, tout système politique confondu, veut nous détruire ou nous éliminer, par asservissement ou extermination, nous ne devons pas nous laisser faire, il est vraiment tant de faire le nécessaire pour , au moins, limiter les dégâts.
Néanmoins, nous compatissons sincèrement aux malheurs de vrais français, aujourd'hui complètement affaiblis et marginalisés, qui ont compris que l'âme de leur pays a été assassinée, leur population abâtardie, leur culture dégénérée. Ils essayent de résister, nous les saluons .
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